Communiqué des grevistes de la faim à Calais en soutien aux réfugiés

10 novembre 2021

Nous avons reçu de La Roya Citoyenne ce communiqué que  le Poing relaie

Le communiqué de presse des deux grévistes de la faim de Calais qui luttent contre les maltraitances subies par les réfugiés à Calais.

Roya Citoyenne est solidaire de leur lutte et se bat aussi contre les violences exercées à la frontière Vintimille/Menton. Tout cela est inadmissible pour un pays qui se dit le pays des Droits de l’Homme. Merci de faire savoir tout se qui se passe à nos frontières.

Calais, le 9 novembre 2021- Nous, Anaïs Vogel et Ludovic Holbein, sommes en grève de la faim depuis 30 jours à l’église Saint-Pierre à Calais. Depuis le 11 octobre, nous poursuivons une grève de la faim pour que cessent les traitements inhumains et dégradants contre les personnes exilées à la frontière franco-britannique.

Cela fait donc 30 jours que nous avons cessé de nous alimenter. 

Combien de jours de grève seront encore nécessaires avant que soient satisfaites nos revendications qui permettraient de mettre fin aux maltraitances subies quotidiennement par les personnes exilées à la frontière franco-britannique ?

Nous défendons 3 revendications élémentaires :

  •  la fin des expulsions des personnes exilées pendant la trêve hivernale

  • la fin de la dégradation et de la confiscation de leurs effets personnels

  • l’ouverture d un dialogue entre autorités et associations pour que celles-ci puissent distribuer des biens de première nécessité sur les lieux de vie des personnes exilées.

180 associations et plus de 50 000 citoyen.nes soutiennent ces revendications ! Nous les en remercions chaleureusement. Nous les invitons à amplifier le mouvement de soutien à notre combat.

Les annonces du gouvernement, faites par la voix de M. Leschi, ne répondent absolument pas à nos revendications. Le quotidien des personnes exilées reste insupportable : les expulsions de campements  et la destruction des effets personnels ont toujours cours, des centaines de personnes restent privées d’accès aux services de base (alimentation, eau potable, hygiène…), trois personnes ont perdu la vie cette dernière semaine… 

Les mesures annoncées par les autorités ces derniers jours n’auront de sens que lorsque les traitements inhumains infligés aux personnes exilées cesseront. 

Nous avons écrit au Président de la République le 4 novembre. Nous avons demandé qu’un dialogue sur la base de nos revendications s’instaure au plus vite et au plus haut niveau. Nous n’avons reçu aucun retour. 

Nous lui avons rappelé que des vies sont entre ses mains. 

Nous sommes extrêmement déterminés et attendons des décisions  à la hauteur de nos revendications dans les plus brefs délais.


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