L’éborgneur acquitté au procès des assises de Paris du CRS Alexandre M.

19 décembre 2022

Le Poing a reçu ce communiqué de la campagne “Stop Armes Mutilantes” que nous diffusons

L’éborgneur acquitté 
Du 12 au 14 décembre derniers, se tenait le procès aux assises de Paris du CRS Alexandre M. qui a éborgné Laurent Théron en 2016 lors d’une manifestation contre la loi travail. La campagne StopArmesMutilantes participait à la mobilisation autour de ce procès en soutien à Laurent et à toutes les victimes de violences policières, qui sont nombreuses à ne jamais obtenir de procès.
Malgré toutes les charges qui pèsent sur l’accusé (voir par exemple l’article de Streetpress), l’avocat général ne requiert que deux à trois ans d’emprisonnement avec sursis et une interdiction de port d’armes pendant cinq ans.
Le 14 au soir, verdict : l’auteur du tir est acquitté … pour légitime défense !
Une nouvelle violence infligée à Laurent.
L’impunité pour la police, une fois de plus.
Pendant les trois jours du procès, il semble que les jurés aient été plus sensibles au sensationnalisme de l’avocat du CRS,  brandissant une photo de Paris Match, non versée au dossier, qui montre un CRS en flammes, qu’aux arguments précis de la partie civile.  L’exactitude des faits, filmés sous plusieurs angles, importe alors peu. Dans cette grande mascarade, peu importe que cette photo n’ait rien à voir avec les circonstances du crime jugé et peu importe l’approximation des témoignages des policiers qui défilent à la barre.
Même quand on n’attend pas grand chose de la justice, le verdict est grave.
Cet acquittement est un permis de mutiler pour les policiers.
Contre le permis de mutiler, contre le permis de tuer, contre les violences policières et l’impunité des crimes de la police, soyons uni.es et déterminé.es !
La mobilisation autour du procès 1312, organisée par l’Assemblée des blessé.es et Désarmons-les ! est aussi collective.
Elle avait pour but de donner la parole aux victimes qui n’ont pas obtenu de procès.
Pendant ce procès, les interventions de Laurent et de ses témoins, malheureusement coupées par la présidente, ont été l’occasion d’entendre parler du combat des victimes, des violences policières, de la dangerosité des armes de guerre utilisées par la police, avec une expertise fondée sur la réalité des blessures.
Pour en savoir plus sur le procès 1312
Morceaux choisis
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Cagnottes de soutien aux victimesDésarmons les ! et l’Assemblée des blessé.es

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