Monde
Tribune 8 décembre 2019

Des rapports sulfureux entre sionisme et antisémitisme | Pierre Stambul en conférence à Montpellier

par Le Poing
Le sionisme s’est aussi trouvé des alliés étonnants parmi les antisémites, trop contents d’encourager la mise au large de la composante judaïque des sociétés occidentales. C’est l’un des axes de la déconstruction décapante de cette idéologie aux forts ressorts colonialistes, par l’historien Pierre Stambul, président de l’Union juive française pour la paix.

Ce mardi 3 décembre 2019, il s’est trouvé une majorité macronienne à l’Assemblée nationale pour adopter un texte qui assimile l’antisionisme à une forme renouvelée de l’antisémitisme. Cela dans la droite ligne des thèses affichées par Benyamin Netanyahou, chef de gouvernement de l’État d’apartheid israélien, et vivement diffusées par les lobbys pro-israéliens, aux États-Unis notamment. Avec la bénédiction d’Emmanuel Macron, on voit bien le danger d’accentuation de la répression exercée à l’encontre des soutiens au peuple palestinien, et autres critiques de la politique colonialiste de l’entité sioniste. Cent vingt-sept intellectuels juifs, d’Israël et d’ailleurs, ont publié une tribune dans laquelle ils rappellent que « de nombreuses victimes de l’Holocauste étaient antisionistes. Le projet de résolution les déshonore et offense leur mémoire, en les considérant rétroactivement comme antisémites. »

Pour Le Poing, voici l’occasion de rendre accessible, à titre de ressource documentaire, la conférence prononcée cet automne à Montpellier par Pierre Stambul, président de l’Union juive française pour la paix, portant sur l’histoire de la Palestine. Cela avec l’aimable autorisation de la Carmagnole, lieu d’accueil de la soirée de soutien alors organisée en faveur de la libération de Georges Ibrahim Abdallah, résistant palestinien et plus vieux prisonnier politique d’Europe, retenu dans les geôles françaises. Cette publication est également permise par Serge Tostain, qui en a réalisé la captation et le montage.


ARTICLE SUIVANT :

Montpellier : 1200 gilets jaunes pour l’acte 56, un cortège nocturne et au moins deux interpellations