Chronique ” Gaza Urgence Déplacé.e.s” | Compte rendu hebdomadaire des ateliers de soutien pour les femmes 28/09

28 septembre 2026
Atelier de soutien psy pout les femmes camp d'Al - Israa crédit photo UJFP Gaza

Les mères du camp d’Al-Durra, ouest de Deir al- Balah, entre déplacement et rentrée scolaire

Dans les camps de personnes déplacées, la nouvelle année scolaire n’arrive pas comme elle arrivait autrefois dans les foyers, dans des circonstances normales. Cette fois, elle arrive chargée de nombreuses questions, de cartables incomplets et de l’inquiétude des mères pour des enfants qui essaient de poursuivre leur éducation dans des conditions extrêmement difficiles. Dans le camp, la mère ne cherche pas seulement à se procurer des fournitures scolaires. Elle essaie d’abord de donner à son enfant le sentiment qu’il existe encore un chemin que la vie peut continuer à suivre.

Derrière chaque tente se trouve l’histoire d’une mère qui pense à l’avenir de ses enfants, c’est pourquoi la préparation à la nouvelle année scolaire devient une expérience psychologique autant qu’une préparation éducative.

C’est dans ce contexte que les séances placent la mère au centre du dialogue, lui donnant la possibilité d’exprimer ses craintes et de chercher avec d’autres femmes des solutions possibles.

L’équipe de soutien psychologique de l’UJFP a organisé une séance intitulée L’ambiance du début de la nouvelle année scolaire : soutenir l’enfant commence par soutenir sa mère, vingt femmes déplacées vivant dans le camp d’Al-Durra ont participé à la rencontre. Dès les premiers instants, il était évident que chaque mère avait une histoire particulière avec le début de l’année scolaire.

Certaines ont parlé de la difficulté à assurer les besoins essentiels, tandis que d’autres ont exprimé leur crainte de voir l’environnement dans lequel elles vivent affecter la capacité des enfants à se concentrer et à apprendre. Mais le point commun entre toutes était le désir que le déplacement ne devienne pas une raison supplémentaire pour que leurs enfants abandonnent leur éducation.

Que peut faire la mère aujourd’hui pour offrir à son enfant un certain degré de stabilité ?

La réponse n’était pas toujours liée à l’argent ou à la disponibilité des fournitures scolaires. Elle commençait plutôt par les émotions et par la manière de communiquer au sein de la famille.

L’enfant a besoin de quelqu’un qui le rassure, qui écoute ses inquiétudes et qui l’encourage à essayer, même lorsque les circonstances qui l’entourent sont complexes. L’équipe a parlé de l’importance de préparer psychologiquement l’enfant avant le début des cours, de ne pas lui imposer une charge supérieure à ce qu’il peut supporter liée aux conditions dans lesquelles il vit.

Chaque mère apportait avec elle une expérience, et certaines de ces expériences contenaient de petites solutions dont d’autres pouvaient tirer profit. L’une d’elles a parlé de la nécessité de consacrer un moment précis aux devoirs, loin des périodes de tension et de surpopulation. Une autre a souligné l’importance d’encourager l’enfant à parler de ce qui l’inquiète, plutôt que de supposer qu’il est capable de tout surmonter seul. Une autre participante a insisté sur la valeur de mots simples qui donnent confiance à l’enfant, comme lui dire qu’il peut apprendre et progresser malgré la difficulté des circonstances. La mère n’est pas seulement celle qui cherche des cahiers, des vêtements et des livres. Elle est aussi celle qui aide ses enfants à retrouver le sentiment que l’école fait toujours partie de leur avenir.

La peur du début de l’année scolaire, la crainte de ne pas pouvoir répondre aux besoins, ainsi que les interrogations concernant la capacité des enfants à s’adapter : tous ces sentiments cherchaient un espace sûr pour pouvoir être exprimés. L’atelier a offert aux mères : le droit de parler de leur inquiétude sans se sentir coupables ou se reprocher de ne pas en faire assez.

L’une des participantes a décrit le début de l’année comme étant associé à une grande peur à l’idée d’accueillir la rentrée scolaire sous une tente. Elle a expliqué que la séance lui avait donné des idées pratiques et lui avait fait comprendre que le soutien psychologique qu’elle apporte à ses enfants pouvait être l’une des choses les plus importantes qu’elle puisse faire. une participante a parlé de l’impact des échanges et des conseils partagés entre les femmes au cours de la rencontre. Elle a expliqué que la séance avait considérablement réduit une partie du poids de l’inquiétude et lui avait donné une énergie positive ainsi qu’un sentiment plus fort d’être capable de soutenir ses enfants.

Il s’agissait d’un dialogue entre des mères qui connaissent la réalité de l’intérieur et qui cherchaient ensemble des possibilités concrètes plutôt que d’attendre des solutions idéales. La femme qui trouve une solution pour organiser sa journée peut donner à une autre femme une idée qui l’aidera à surmonter un problème similaire. C’est ainsi que le concept de solidarité a acquis une dimension pratique qui dépasse les paroles générales sur l’entraide. Dans un camp, la solidarité peut commencer par le partage d’une idée, l’écoute d’une amie ou l’aide apportée à une mère pour organiser la routine de ses enfants. La séance a également encouragé à considérer l’éducation comme un besoin continu qui ne s’arrête pas à cause du déplacement. L’amour d’apprendre ne nécessite pas toujours beaucoup de moyens ; il a souvent davantage besoin d’encouragement, de stabilité émotionnelle et du sentiment que l’effort accompli a de la valeur. C’est pourquoi l’atelier a insisté sur l’idée que l’école n’est pas seulement un lieu où l’on transmet des connaissances, mais aussi le prolongement de la sécurité psychologique que la famille contribue à construire. Lorsque l’enfant sent que sa mère croit en ses capacités, il devient davantage disposé à affronter les difficultés quotidiennes. En revanche, la mère elle-même a besoin de soutien afin que la responsabilité de soutenir les enfants ne devienne pas une charge supplémentaire qui l’épuise.

Au camp d’Al-Durra, les mères étaient préoccupées par la question de l’avenir, mais elles ont également essayé de chercher des moyens pratiques de faire face au présent. Les discussions ont porté sur la manière d’accueillir les premiers jours d’école de façon à réduire les tensions au sein de la famille. Les participantes ont également abordé l’importance de fixer des attentes réalistes pour les enfants et de ne pas comparer leurs conditions actuelles à la vie qu’ils menaient avant le déplacement. La mère sait à quel moment son enfant est le plus disposé à étudier, quand il a besoin de jouer ou de se reposer, et comment son état psychologique peut changer d’un jour à l’autre.

Grâce à cet échange, les participantes ont eu la possibilité de transformer leur expérience personnelle en savoir partagé.

Au cours d’une séance consacrée au début de l’année scolaire, il n’a donc pas été question uniquement de livres, mais aussi des émotions qui précèdent l’ouverture de la première page.

Les mères ont discuté de la peur ressentie par l’enfant, de son besoin de soutien et de l’inquiétude que porte également la mère elle-même. Ainsi, la séance est devenue un espace d’allègement psychologique autant qu’un espace de sensibilisation éducative.

Au cours de la rencontre, la solidarité semblait commencer par de petits détails. Lorsqu’une femme parlait d’une expérience qui avait fonctionné pour elle, une autre l’écoutait, posait des questions et essayait de voir comment elle pourrait l’appliquer dans son propre foyer. Et lorsqu’une participante exprimait ses inquiétudes, elle trouvait quelqu’un qui partageait son sentiment et lui confirmait que, dans de telles circonstances, son inquiétude était compréhensible. Construire une culture communautaire qui considère le soutien psychologique comme faisant partie des besoins quotidiens.

Chaque étape du déplacement impose de nouvelles questions, et chaque période apporte des pressions différentes sur la famille. Avec le début de l’année scolaire, il devient nécessaire d’offrir aux mères un espace spécifique pour discuter de ce qui les préoccupe et échanger les solutions dont elles disposent. La séance organisée au camp d’Al-Durra a offert un modèle de ce type d’espace qui prend en compte à la fois les besoins de la femme et ceux de la famille.

L’éducation était présente dans le titre, mais l’être humain était au cœur de la rencontre. C’est là le sens le plus large du soutien psychologique : aider l’être humain à retrouver le sentiment qu’il est capable d’agir, même lorsqu’il ne peut pas changer toutes les circonstances qui l’entourent.

Au camp d’Al-Durra, vingt femmes ont exprimé leur besoin de ce type d’espaces qui leur permettent de réfléchir à voix haute. Elles ont parlé d’éducation, mais aussi d’inquiétude, de responsabilité, de maternité et de déplacement. Elles ont discuté de ce qui pouvait être fourni, de ce dont elles pouvaient se passer et de ce qui pouvait être compensé grâce à la coopération. Elles ont découvert que le partage des idées pouvait parfois constituer le début d’une solution qu’une seule femme ne pourrait pas trouver seule. La participation des femmes a été un élément essentiel de la séance. Lorsque la mère est plus calme et plus claire dans sa manière de gérer la pression, elle peut aider ses enfants à réguler leurs émotions et à aborder le début de l’année scolaire avec davantage de confiance. Ce type d’ateliers bénéficie aux participantes au moment où il se déroule, mais peut également laisser un impact qui s’étend à la famille et à la communauté.

La valeur de la séance L’ambiance du début de la nouvelle année scolaire réside dans le fait d’avoir placé la mère au cœur de la scène, en tant que partenaire essentielle dans la protection du droit de ses enfants à apprendre et dans la préservation de leur équilibre psychologique.

Au camp d’Al-Durra, l’éducation peut continuer, le soutien psychologique peut commencer par un petit pas, et la solidarité peut faire une différence lorsque les expériences individuelles se transforment en une force collective. Au camp d’Al-Durra, le début de l’année scolaire a été l’occasion de parler de bien plus que de l’école.

Ce fut l’occasion de parler de la capacité des femmes à continuer, du droit des enfants à apprendre et de l’importance pour une mère de trouver quelqu’un qui l’écoute et reste à ses côtés. Lorsque la mère reçoit du soutien, le chemin de l’enfant devient plus clair, et lorsque les femmes se soutiennent mutuellement, le poids du déplacement devient moins solitaire et plus supportable.

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Quand la parole devient le début du rétablissement pour les femmes du camp d’Al-Israa

Dans les camps de personnes déplacées, les journées ne s’écoulent pas pour les femmes comme elles s’écoulent pour les autres ; sous les tentes, les mères essaient de protéger leurs enfants de la peur, de préserver la cohésion de la famille et de trouver pour elles-mêmes un petit espace où reprendre leur souffle. Avec le temps, les émotions qui ne trouvent pas de moyen de s’exprimer peuvent se transformer en un poids intérieur difficile à porter en silence. Une nouvelle séance destinée aux femmes déplacées du camp d’Al-Israa, à l’ouest de la ville de Gaza, a ouvert un espace sûr de dialogue et de décharge émotionnelle. Une séance intitulée Réduire les pressions psychologiques et les traumatismes chez les femmes du camp d’Al-Israa, avec la participation de 25 femmes déplacées.

Les participantes se sont installées dans un espace qui associait intimité et confort, pour commencer un court parcours vers l’écoute d’elles-mêmes et des autres. La première question ne portait pas sur le passé, mais sur le présent : comment chaque femme se sent-elle aujourd’hui ? Certaines femmes ont parlé de peur, d’autres de fatigue, tandis que d’autres participantes ont décrit un sentiment permanent de tension et l’incapacité à arrêter de penser. L’une des principales valeurs de la séance : trouver quelqu’un qui comprend ce que l’on ressent sans avoir besoin de longues explications.Les participantes ont appris que nommer précisément une émotion aide à la comprendre plutôt qu’à la laisser demeurer un état vague d’anxiété et de malaise. Lors de l’une des activités, il a été demandé aux femmes de choisir un mot exprimant leur état psychologique à ce moment-là, puis d’en parler dans la mesure où elles le souhaitaient. Certains mots exprimaient la peur, d’autres la fatigue, tandis que certaines femmes ont choisi des mots liés à la force, à l’espoir et à la capacité de continuer.

La séance est ensuite passée à une autre activité axée sur la respiration calme et la récupération d’un rythme respiratoire régulier.

La séance comprenait également un exercice simple visant à porter attention à l’environnement, afin d’aider la femme à revenir au moment présent lorsque l’anxiété augmente ou que les pensées se bousculent. L’activité consistait à observer des choses que l’œil voit, que l’oreille entend ou que la main touche, afin de contribuer à retrouver le sentiment d’être dans le présent.

Les participantes ont également discuté de l’idée d’un « espace de sécurité » dans la vie quotidienne et des petites manières de s’accorder quelques minutes de repos. L’une des participantes a déclaré qu’elle ressentait comme un poids fait de traumatismes et de souffrances refoulées dans son cœur et que la séance l’avait aidée à comprendre ce qu’elle traversait. Elle a ajouté que le fait de parler dans un espace sûr lui avait ouvert une porte pour respirer et s’exprimer sans peur. Une autre participante a parlé de ce qu’elle avait appris concernant des exercices simples pour se calmer et faire face à une peur intense. Elle a estimé que ces compétences lui avaient donné le sentiment d’être capable de s’apporter du réconfort à elle-même et à sa famille dans les moments de pression.

À travers le dialogue, les femmes ont abordé les effets des traumatismes accumulés sur le sommeil, la concentration, l’humeur et les relations quotidiennes. Elles ont également parlé de la pression qui résulte de la tentative de répondre aux besoins de la famille dans des conditions où les ressources sont limitées. Prendre soin de la femme n’est pas séparé de la famille ; cela peut au contraire renforcer sa capacité à communiquer avec ses enfants et à répondre à leurs besoins.

Au cours d’un exercice de dialogue, il a été demandé aux participantes de citer une situation quotidienne qui augmente leur niveau de stress. La discussion a ensuite porté sur ce qui pouvait être fait avant que la pression n’augmente, comme s’arrêter quelques instants, respirer, demander du soutien ou reporter certaines tâches non essentielles. La séance a également encouragé les femmes à ne pas affronter toutes les pressions seules. Demander du soutien à une autre femme, parler à une personne de confiance ou partager ses émotions avec un cercle de soutien peut réduire le sentiment d’isolement. C’est là qu’est apparue l’importance des relations entre les femmes au sein du camp, en tant qu’espace où les participantes peuvent échanger leurs expériences et leur soutien.

L’une d’elles a parlé de la difficulté à dormir lorsque l’anxiété augmente, tandis qu’une autre a partagé une méthode qu’elle utilise pour détourner l’attention de ses enfants de l’atmosphère de tension. Une troisième participante a souligné l’importance de consacrer, même brièvement, du temps pour parler avec les enfants de leurs peurs plutôt que de les ignorer.

D’un autre côté, l’atelier a abordé le concept de décharge émotionnelle et son importance pour empêcher les émotions de s’accumuler sans espace pour être exprimées. Les participantes ont appris que l’écriture, la parole ou le partage des émotions avec une personne de confiance peuvent constituer des moyens de base pour exprimer la pression.

L’importance du respect de la vie privée a également été soulignée, ainsi que le fait de ne jamais contraindre une participante à parler d’une expérience qu’elle ne souhaite pas partager. Le rétablissement psychologique est un processus progressif, et non un moment unique qui s’achève avec la fin de la séance. C’est pourquoi l’atelier s’est concentré sur des compétences pouvant être répétées dans la vie quotidienne plutôt que sur des promesses rapides ou des solutions immédiates.

Ainsi, la valeur de l’atelier ne se limite pas à l’activité qui s’est déroulée sur place, mais réside également dans les outils qui peuvent passer de la séance à la vie quotidienne.

Ce type de travail s’inscrit dans le rôle assumé par l’UJFP à travers ses programmes et ses activités de terrain à Gaza.

Au camp d’Al-Israa, la rencontre est venue confirmer que le soutien psychologique peut commencer dans un espace simple où plusieurs femmes se réunissent autour d’un même objectif.

Un objectif qui consiste à alléger le poids intérieur, à retrouver un peu de calme et à chercher des moyens plus sûrs de faire face à la peur et à la pression. La femme qui aide une autre femme à traverser un moment difficile ne possède peut-être pas une solution complète, mais elle lui offre quelque chose de précieux : le sentiment de ne pas être seule. Une voix raconte une expérience, une autre écoute, une troisième propose une idée et une quatrième partage un exercice ou une manière de faire face à un moment de tension. Les activités pratiques ont également contribué à rompre avec le modèle des séances fondées uniquement sur l’écoute.

Parmi les messages répétés au cours de la rencontre figurait l’idée que prendre soin de soi ne signifie pas se détourner des responsabilités familiales, mais se préparer à les assumer avec davantage d’équilibre. Pour beaucoup de participantes, le simple fait de s’arrêter un moment dans les activités quotidiennes constituait une occasion rare de prêter attention à elles-mêmes.

Dans un contexte de déplacement, les effets de la pression psychologique peuvent apparaître chez les enfants de différentes manières, ce qui rend importante une réaction équilibrée de la mère.

Les participantes ont appris que l’écoute de l’enfant, le fait de le rassurer et de lui donner un espace pour s’exprimer peuvent faire partie du soutien quotidien au sein de la famille. Ainsi, le soutien psychologique des femmes s’est mêlé à leur rôle dans le soutien aux enfants, sans faire peser sur la mère une responsabilité dépassant ses capacités. Les femmes sont reparties avec un ensemble d’outils simples pour faire face au stress, ainsi qu’avec le sentiment renouvelé de disposer d’un espace où elles peuvent parler, écouter et partager. La rencontre a montré que le soutien psychologique n’a pas toujours besoin de grands espaces ; parfois, il suffit que des femmes se réunissent dans un lieu sûr et qu’elles sentent que leur voix a de la valeur.

Au camp d’Al-Israa, vingt-cinq expériences différentes se sont rencontrées autour d’un besoin commun de repos, d’écoute, de soutien et de récupération d’une part d’équilibre.

Les conditions difficiles peuvent imposer de nombreuses limites à la vie des femmes, mais elles n’annulent ni leur besoin d’être écoutées ni leur droit à recevoir du soutien.

L’atelier Réduire les pressions psychologiques et les traumatismes chez les femmes du camp d’Al-Israa a offert un modèle d’espace où la connaissance rencontre la participation, où l’exercice rencontre le dialogue et où la peur rencontre la tentative de retrouver le calme.

Ainsi, les femmes du camp d’Al-Israa continuent de chercher des espaces qui préservent pour elles une part d’équilibre, tandis que l’UJFP continue, à travers ses ateliers de soutien psychologique et social, à ouvrir ces espaces et à soutenir les femmes face aux pressions du déplacement.

Dans cet espace, la femme ne devient pas seulement bénéficiaire du soutien, mais aussi partenaire dans sa création à travers son expérience, sa parole et son soutien aux autres. C’est un cercle qui commence par une femme qui parle, s’étend à d’autres qui écoutent, puis revient sous la forme d’une force commune qui aide toutes les participantes à poursuivre leur chemin. C’est là le sens le plus profond de ces rencontres : créer un petit espace humain capable, au milieu des crises, d’apporter une part de réconfort et la capacité de continuer.

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