Chronique ” Gaza Urgence Déplacé.e.s” | Compte rendu hebdomadaire des ateliers de soutien pour les femmes 5 Octobre
5 octobre 2026Les femmes du camp d’Al-Israa retrouvent leur voix et leur capacité à changer les choses
Du cœur du déplacement naît l’initiative :
À l’intérieur de la tente, la femme se retrouve face à des responsabilités multiples et étroitement liées. Elle est la mère qui cherche à répondre aux besoins de ses enfants, l’épouse qui tente de préserver la cohésion de sa famille, la voisine qui partage avec les autres les préoccupations de la vie quotidienne, mais elle est aussi une personne qui a elle-même besoin d’être écoutée et de disposer d’un espace où exprimer ses émotions. Avec la prolongation du déplacement, un sentiment d’épuisement et de perte de contrôle peut progressivement s’installer. Mais la femme déplacée porte en elle de nombreuses expériences, énergies et capacités qui peuvent se transformer en une force active au sein de sa famille et de sa communauté.
Dans le camp « Al-Israa », à l’ouest de la ville de Gaza, Des femmes capables d’un changement positif , avec 25 femmes déplacées.
Il n’a pas été question de considérer le leadership comme un poste ou une responsabilité officielle, mais plutôt comme une capacité quotidienne à prendre des initiatives, à apporter son soutien, à prendre des décisions et à exercer une influence positive sur son environnement. Les activités de soutien psychologique mettent l’accent sur le renforcement de la capacité des femmes à comprendre leurs émotions et à y faire face, tout en les aidant à retrouver confiance en leur capacité à prendre des décisions, à participer et à prendre des initiatives. Cette session a cherché à réunir soutien psychologique, autonomisation personnelle et leadership communautaire
Plutôt que de se limiter à une présentation traditionnelle, chaque participante a été invitée à se présenter en mentionnant une qualité positive qu’elle reconnaissait en elle-même. Certaines femmes ont parlé de leur patience, d’autres de leur capacité à assumer leurs responsabilités, tandis que certaines participantes ont choisi des mots tels que coopération, générosité et capacité d’écoute. Une femme peut commencer à retrouver confiance en elle en identifiant les forces qu’elle possède.
Au fur et à mesure que le tour de parole passait d’une participante à l’autre, l’atmosphère devenait plus chaleureuse et les mots individuels se transformaient en un espace collectif permettant de découvrir les points communs entre les femmes.
Chaque femme a été invitée à évoquer une situation difficile qu’elle avait réussi à surmonter et à expliquer ce qui l’avait aidée à continuer. Les réponses portaient toutes des histoires de patience, de responsabilité et d’adaptation.
L’une des participantes a parlé de ses responsabilités envers ses enfants et de la manière dont elle avait été contrainte de prendre rapidement des décisions dans des circonstances auxquelles elle n’était pas préparée. Une autre a évoqué le soutien qu’elle avait apporté à sa voisine pendant une période difficile, affirmant qu’elle avait découvert à travers cette expérience que soutenir les autres procure également à la personne elle-même un sentiment de force. Une troisième a estimé que sa capacité à continuer à prendre soin de sa famille malgré les circonstances constituait en soi une réussite digne d’être reconnue.
Du sentiment d’impuissance à la découverte d’un espace d’influence
L’objectif de cette discussion était d’aider les participantes à ne pas épuiser leur énergie en pensant à ce qui échappe à leur contrôle, mais plutôt à se concentrer sur les espaces dans lesquels elles peuvent agir. Une femme peut être incapable de changer la réalité du camp, mais elle peut organiser une activité pour les enfants. Elle peut ne pas être en mesure de résoudre tous les problèmes de sa famille, mais elle peut améliorer la manière dont les membres de la famille communiquent entre eux. Elle peut ne pas disposer de ressources suffisantes pour aider tout le monde, mais elle peut donner des conseils ou écouter une femme qui a besoin de parler.
L’activité Une action que je peux accomplir
Chaque participante a été invitée à réfléchir à une petite action qu’elle pourrait réaliser au cours des prochains jours, que ce soit pour elle-même, pour sa famille ou pour les femmes qui l’entourent.
Certaines participantes ont parlé de consacrer du temps à elles-mêmes pour se reposer, tandis que d’autres ont proposé d’aider une femme qui avait besoin de soutien. D’autres participantes ont évoqué des idées liées aux enfants, à la coopération entre voisines, à l’échange d’informations et à l’organisation de petites activités au sein du camp.
Un espace pour rire… le divertissement comme élément du soutien psychologique
Afin de créer une atmosphère plus détendue au sein de la session, l’activité a commencé par un jeu intitulé Le cercle de la joie, au cours duquel les participantes se sont assises en cercle. Chaque femme devait mentionner une petite chose qui lui procurait un sentiment de joie. Certaines femmes ont parlé de leurs enfants, d’autres de rencontres avec leurs amies, tandis que certaines participantes ont évoqué de petits moments de la vie quotidienne dans lesquels elles avaient l’habitude de trouver une occasion de rire. Au fur et à mesure que la parole circulait entre les participantes, des moments spontanés de plaisanterie et de rire sont apparus, apportant à l’espace une atmosphère plus légère.
Le jeu Fais circuler le mot positif
Chaque femme choisissait une belle qualité ou un message d’encouragement à adresser à une autre participante. L’une des participantes a ainsi dit à sa collègue qu’elle la trouvait « patiente », tandis qu’une autre a décrit une participante comme étant « forte dans son soutien aux autres ».
Une femme qui vit au milieu de nombreuses pressions n’entend pas nécessairement souvent des paroles de reconnaissance. Il était donc particulièrement marquant de voir les participantes recevoir des paroles positives de la part de femmes vivant des circonstances similaires. À plusieurs moments, la séquence s’est transformée en un espace de sourires et de rires, tout en portant un message psychologique plus profond concernant l’importance de reconnaître la valeur de l’autre.
Des moments de légèreté au milieu d’une réalité pesante
Parfois, une femme a simplement besoin d’un espace où elle peut rire, partager un moment léger avec les autres et sentir qu’elle est capable de profiter d’un instant simple malgré les circonstances qui l’entourent. Les sourires et les rires qui ont accompagné l’activité ont constitué une courte pause psychologique face au poids des journées.
Exercice de respiration et retour au calme
Les participantes se sont installées dans une position confortable et ont été guidées afin de se concentrer calmement sur leur respiration, en prenant quelques instants pour s’éloigner mentalement des pressions qui les entouraient. L’objectif était de faire découvrir aux femmes une technique simple qu’elles peuvent utiliser lorsqu’elles ressentent du stress.
Que signifie être une femme leader ?
La session s’est ensuite orientée vers la notion de leadership féminin.
L’animatrice a posé une question Que signifie être une femme leader au sein de sa communauté ?
L’une des participantes estimait que le leadership signifiait assumer ses responsabilités. Une autre a répondu qu’il s’agissait de la capacité à aider les autres. Une troisième considérait qu’une femme leader est celle qui n’hésite pas à proposer une idée susceptible d’être utile à sa communauté.
Les participantes se sont accordées sur le fait que le leadership n’est pas nécessairement lié à un poste ou à une autorité, mais qu’il peut commencer par l’initiative, la coopération et la capacité à rassembler les autres autour d’un objectif utile.
La femme qui prend des initiative fait la différence
Les participantes ont discuté d’un ensemble de problèmes quotidiens qui peuvent être abordés à travers de petites initiatives. Certaines ont parlé de l’importance d’organiser des activités pour les enfants au sein du camp, tandis que d’autres ont proposé de renforcer la communication entre les femmes afin de partager les informations et de répondre aux besoins. L’idée de créer un cercle informel de soutien entre les femmes a été évoquée, afin qu’une femme puisse se tourner vers un groupe de femmes lorsqu’elle ressent le besoin de parler ou d’être soutenue. C’est précisément ce que la session cherchait à favoriser : faire passer la femme du rôle de bénéficiaire à celui de personne porteuse d’idées et d’initiatives.
La voix des femmes la partie la plus importante de la session
Les participantes ont parlé librement de leurs sentiments face au déplacement, des responsabilités qu’elles assument et des choses qu’elles souhaiteraient changer dans leur environnement.
L’une des participantes a déclaré :« Je pensais que ma présence dans le camp limitait ma capacité à faire quoi que ce soit, mais la session m’a fait comprendre que le changement commence par de petites actions que je peux mener dans ma tente et avec mes voisines. » Une autre participante a expliqué que ce qui l’avait le plus marquée était de constater que les femmes qui l’entouraient avaient des histoires et des expériences dont elle pouvait apprendre. Elle a ajouté que la rencontre lui avait redonné une partie de sa confiance dans son rôle et l’avait amenée à réfléchir à l’initiative plutôt qu’à l’attente. Une troisième participante a exprimé sa joie à l’égard de la séquence récréative, expliquant que rire avec les autres femmes lui avait donné le sentiment d’avoir pu, ne serait-ce que pendant un court moment, oublier les pressions qui l’entouraient.
Quand le soutien devient solidarité
Écouter l’expérience d’une autre femme peut donner à une participante le sentiment qu’elle n’est pas seule. Un mot d’encouragement peut aider une femme à retrouver confiance en elle. Le partage d’une idée simple peut offrir à une autre une solution à un problème auquel elle est confrontée.
La rencontre est devenue un espace permettant de construire une forme de solidarité entre les femmes, qui dépasse la session et peut se poursuivre dans la vie quotidienne au sein du camp.
Malgré leurs différences d’âge, d’expérience et de conditions de vie, elles partageaient le besoin d’un espace sûr où s’exprimer et communiquer. Le dialogue a révélé que de nombreux sentiments étaient communs : la peur, l’épuisement, l’anxiété, le désir de protéger la famille et le besoin de sentir que l’on a un rôle à jouer et une capacité d’influence.
Du soutien psychologique à l’initiative
Lorsqu’une femme dispose d’un espace où exprimer ses émotions, elle devient plus capable de réfléchir à ses besoins. Lorsqu’elle identifie ses points forts, elle peut commencer à découvrir de nouvelles possibilités en elle-même. Et lorsqu’elle trouve autour d’elle un groupe de femmes qui la soutiennent, il devient plus facile de passer de la réflexion individuelle à l’initiative collective.
Le divertissement n’est pas secondaire
Le rire, le mouvement, les jeux collectifs et l’échange de paroles positives peuvent contribuer à réduire le stress, à renforcer les liens et à créer un sentiment de confort au sein du groupe. Dans les conditions de déplacement, ces espaces deviennent encore plus importants, car ils offrent aux femmes la possibilité de retrouver une part de la vie normale qu’elles ont perdue.
À travers ces sessions, l’UJFP souligne l’importance d’investir dans les capacités des femmes parallèlement à la réponse à leurs besoins humanitaires. Ces activités donnent aux femmes la possibilité de découvrir qu’elles ont des rôles qu’elles peuvent jouer au sein de leurs familles et de leurs communautés, même lorsque les ressources sont limitées et que les conditions sont difficiles.
Le changement commence dans un petit espace
Une femme peut changer quelque chose de petit dans sa journée. Elle peut aider un enfant. Écouter une voisine. Encourager une autre femme. Proposer une idée. Réunir un groupe de femmes autour d’une activité. Apprendre à prendre soin d’elle-même lorsque la pression augmente.
Vers une communauté de femmes plus solidaire
En permettant aux femmes de s’exprimer, de participer et de prendre des initiatives, il est possible de créer de nouveaux espaces de coopération et de solidarité. C’est ce qui a fait de la session Des femmes capables d’un changement positif un espace réunissant apprentissage, dialogue, soutien psychologique, divertissement et interaction.
25 femmes du camp d’Al-Israa ont ouvert la voie à une réflexion sur les capacités qui existent encore malgré tout. Elles ont parlé de la peur, mais elles ont également parlé de la force. Elles ont parlé des pressions, mais elles ont cherché des moyens de les alléger. Elles se sont écoutées, ont échangé des idées et ont découvert qu’une grande partie des sources de leur force se trouvait déjà dans leurs expériences quotidiennes. L’un des enseignements les plus importants pour les participantes est peut-être que le leadership peut commencer dans une tente. Avec une femme qui décide d’écouter sa voisine. Avec une mère qui offre à son enfant un moment d’espoir. Avec un groupe de femmes qui s’accordent sur une petite initiative. « Je suis toujours capable de faire quelque chose. »
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Les femmes du camp d’Al-Durra apprennent à gérer les crises et à renforcer leur résistance
Entre la dureté de la tente et la force de la volonté :un atelier de soutien psychologique
Dans les tentes qui ne sont plus de simples lieux d’hébergement temporaires, les femmes déplacées vivent un quotidien marqué par l’inquiétude, les responsabilités, l’attente et l’incertitude. Dans le camp d’« Al-Durra », situé dans la région centrale, à l’ouest de Deir al-Balah, 20 femmes déplacées se sont réunies dans un espace différent de celui de leur vie quotidienne habituelle. Cette fois, l’espace était consacré au dialogue, à l’apprentissage, à l’expression des émotions, à l’échange d’expériences et à la recherche de moyens plus sûrs de faire face aux crises récurrentes.
Gestion des crises pour les femmes déplacées vivant sous des tentes , avec pour objectif de renforcer la capacité des femmes à s’adapter et à résister dans un contexte de déplacement.
À travers des ateliers de soutien psychologique et de sensibilisation, l’UJFP cherche à offrir aux femmes des espaces sûrs où elles peuvent exprimer leurs émotions, partager leurs expériences et acquérir des compétences qui les aident à faire face aux pressions quotidiennes. Ces activités ne considèrent pas la femme uniquement comme une bénéficiaire de l’aide, mais mettent également l’accent sur son rôle en tant qu’actrice essentielle dans la protection de sa famille.
La tente : un petit espace pour de grandes crises, une longue liste de défis
L’espace limité, le manque d’intimité, la difficulté à répondre aux besoins essentiels, la responsabilité des enfants et les préoccupations liées à la sécurité sont autant de facteurs qui rendent chaque journée pleine de situations nécessitant des décisions rapides. Au cours de la rencontre, les femmes ont discuté des situations qui se répètent dans leur vie quotidienne et de la manière d’y faire face de façon plus organisée, loin des réactions improvisées susceptibles d’accroître le stress.
L’accent a également été mis sur l’importance de hiérarchiser les priorités, de répartir les responsabilités au sein de la famille, de tirer parti des ressources disponibles et de demander de l’aide lorsque cela est nécessaire. La session a cherché à aider les femmes à passer d’un état de réaction permanente face à la pression à une manière plus structurée de réfléchir lorsqu’elles sont confrontées à des crises. Les participantes ont appris que gérer une crise ne signifie pas être capable de contrôler toutes les circonstances, mais plutôt savoir ce qu’il est possible de faire lorsque les choix sont limités. Les activités ont abordé la notion de planification rapide, à travers la présentation de situations hypothétiques semblables à celles auxquelles une famille peut être confrontée dans le camp. Les participantes ont été invitées à réfléchir aux mesures qui pourraient être prises, à déterminer les priorités et à identifier les personnes auxquelles elles pourraient s’adresser en cas de problème. Les femmes ont également discuté de l’importance d’établir des plans familiaux simples, afin que chaque membre de la famille sache quel rôle jouer lorsqu’un incident urgent survient. Le stress permanent, la peur et la pression psychologique peuvent influencer la manière de réfléchir et de prendre des décisions, tout comme ils peuvent avoir des répercussions sur la relation entre la mère, ses enfants et les autres membres de la famille. Un espace de dialogue ouvert a été consacré aux femmes, qui ont pu parler des émotions qui les accompagnent dans leur vie sous les tentes et des situations auxquelles elles ont du mal à faire face.
La voix des participantes a été fortement présente tout au long de la session. Les femmes ne se sont pas contentées d’écouter : elles ont partagé leurs opinions, leurs expériences et leurs propositions.
L’une des participantes a parlé de la nature de la vie sous la tente, expliquant que chaque jour pouvait apporter un nouveau problème et que faire face à ces conditions exigeait beaucoup de patience et d’organisation. Elle a ajouté que la session l’avait aidée à porter un regard différent sur certaines situations quotidiennes, notamment en ce qui concerne la répartition des tâches et le fait de ne pas essayer d’assumer toutes les responsabilités seule. Elle a également affirmé qu’apprendre des méthodes simples pour gérer l’anxiété pouvait l’aider à rester calme devant ses enfants.
Une autre participante a évoqué l’importance de l’échange d’expériences entre les femmes déplacées. Elle a expliqué qu’écouter les expériences des autres femmes lui avait donné le sentiment de ne pas être seule face aux pressions et que certaines des solutions simples proposées par les participantes pouvaient être appliquées dans la vie quotidienne.
Une troisième participante a, insisté sur l’importance de l’existence de telles sessions dans les camps, estimant que les femmes ont besoin d’un espace où elles peuvent parler d’elles-mêmes, loin des responsabilités quotidiennes qui relèguent souvent leurs besoins psychologiques au second plan.
Parmi les activités ayant contribué à briser le silence figurait un exercice d’expression des émotions, au cours duquel les participantes ont été invitées à identifier les sentiments qui les accompagnent pendant les périodes de pression et à parler des moyens qui les aident à y faire face.
La session comprenait également de simples exercices de concentration et de respiration, destinés à aider les participantes à se calmer dans les moments de tension.
Les activités ont également abordé la compétence de résolution des problèmes, à travers la présentation de situations quotidiennes et la discussion de la manière d’y faire face étape par étape.
Cette approche a aidé les femmes à comprendre que certaines crises peuvent être mieux gérées en divisant le problème en petites parties plutôt qu’en essayant de tout résoudre en une seule fois.
Un autre volet de l’atelier portait sur la manière de gérer les ressources limitées.
La famille déplacée est souvent contrainte de répondre à de nombreux besoins avec des moyens très restreints, ce qui peut créer une tension permanente au sein de la famille. Les participantes ont discuté des moyens de hiérarchiser les priorités, de réduire le gaspillage, de répartir les responsabilités et d’utiliser au mieux les ressources disponibles. Elles ont également parlé de l’importance de la coopération entre les membres de la famille et de ne pas faire porter à la femme seule la responsabilité de gérer tous les détails de la vie quotidienne. Plus les rôles sont clairement définis et plus les membres de la famille ont le sentiment de travailler ensemble, plus il devient possible de faire face aux pressions de manière supportable.
L’atelier a également souligné l’importance des relations sociales entre les femmes au sein du camp.

Les participantes ont échangé des idées sur la manière de s’entraider dans les situations d’urgence et sur l’importance de connaître les personnes ou les organismes auxquels elles peuvent s’adresser lorsqu’elles en ont besoin. Il a été souligné que la coopération entre les femmes ne se limite pas à l’aide matérielle, mais comprend également l’écoute, l’échange d’informations et le soutien moral.
La femme, un pilier essentiel de la résistance familiale
C’est pourquoi investir dans sa santé psychologique, ses compétences et sa capacité à gérer les crises se répercute sur l’ensemble de la famille. Une femme qui dispose d’un espace pour exprimer ses émotions et qui apprend des méthodes pour faire face à la pression est davantage en mesure de soutenir ses enfants et sa famille.
Cet atelier s’inscrit dans le cadre du rôle de l’UJFP dans la mise en œuvre d’activités et d’ateliers de soutien psychologique et de sensibilisation destinés aux femmes et aux familles touchées.
À travers les sessions collectives, l’UJFP cherche à renforcer la communication entre les participantes, à les encourager à construire des relations de soutien et à découvrir des méthodes simples pour gérer l’anxiété, le stress et les situations difficiles.
Les interventions ont porté sur différents sujets : la famille, l’anxiété, les enfants, les ressources, les craintes concernant l’avenir et les moyens de faire face aux pressions. Au fil de la session, il est devenu évident que les femmes n’avaient pas seulement besoin d’informations, mais également d’un espace où elles puissent sentir que leur voix était entendue. L’échange d’expériences entre elles constituait lui-même une composante importante du processus de soutien psychologique.
Dans la session figuraient l’importance de prendre le temps avant de prendre une décision dans les moments de tension, de hiérarchiser les priorités, de parler à une personne de confiance lorsqu’elles se sentent sous pression et de ne pas négliger leurs besoins psychologiques. Chaque compétence acquise par une mère, chaque espace dans lequel elle reçoit du soutien et chaque occasion qui lui permet de parler de ses craintes peuvent contribuer à renforcer sa capacité à faire face aux circonstances qui l’entourent.
Au cœur du camp d’« Al-Durra », où les tentes se rétrécissent tandis que les défis s’élargissent, 20 femmes ont démontré que la parole, la participation, l’apprentissage et le soutien mutuel peuvent créer un petit espace d’espoir. Un espace qui rappelle que la femme déplacée n’est pas un simple chiffre dans les statistiques du déplacement, mais un être humain portant sa famille, son expérience, sa mémoire et ses rêves, et qui mérite de recevoir le soutien dont elle a besoin pour continuer à avancer. Les initiatives de soutien psychologique continuent de revêtir une grande importance : elles placent l’être humain, ses émotions et sa dignité au cœur de la réponse, et offrent aux femmes la possibilité de retrouver une part d’équilibre au milieu d’une réalité extrêmement difficile.
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