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Analyse 4 octobre 2018

Le « cercle marxiste de l’université Paul Valéry » réunit une trentaine de personnes pour sa première réunion

par Le Poing

Karl Marx

Montpellier Poing Info, 4 octobre 2018 – Au terme d’une journée marquée par une assemblée générale contre Parcoursup, une trentaine de personnes ont assisté hier soir dans un préfabriqué de l’université Paul-Valéry à une réunion publique intitulée « Qu’est-ce que le marxisme ? » organisée par le « cercle marxiste de l’université Montpellier 3 » Objectif : populariser le marxisme « comme méthode scientifique et comme programme révolutionnaire ».

« Les textes de Marx anticipent la mondialisation »

L’intervenant principal n’est pas revenu sur les bases théoriques du marxisme – valeur d’usage, forme de la valeur, fétichisme de la marchandise… – mais a présenté durant trois quarts d’heure les causes de la crise économique de 2008 et ses conséquences sur l’économie mondiale : « on peut vérifier l’efficacité du marxisme en voyant qu’il a pu prévoir les développements de l’histoire, notamment cette crise ». Changements politiques, dette publique, montée du chômage, guerres et crises environnementales, les grandes questions de l’époque actuelle sont rapidement abordées pour être replacées dans le cadre plus général de l’évolution du « mode de production capitaliste ». La « fin de l’histoire » – concept popularisé par Fukuyama dans les années 1990 selon lequel la fin de la guerre froide entraîne un consensus mondial pour la démocratie libérale – en prend pour son grade.

Divergences d’analyse et convergence des luttes

L’exposé laisse ensuite place à un débat entre différents participants, tous masculins, sur les catégories théoriques marxistes, la possibilité d’une nouvelle guerre mondiale, ou les stratégies de lutte à adopter à l’heure actuelle. Faut-il rejoindre la France insoumise, au risque de décevoir les espoirs révolutionnaires ? Comment pallier aux échecs des mouvements sociaux récents ? Parmi les intervenants, un ancien membre du PCF mentionne les luttes des années 1960 et 1970 pour questionner le rôle des partis politiques et appeler à l’unité : « il faut rassembler les gens qui se battent aujourd’hui, dans tous les secteurs, contre le système. Tous les médias, tous les partis nous font de la pub politique toute la journée en nous mentant. Donc, nous, les marxistes, nous avons intérêt à rappeler quelques vérités ». Après une conclusion du principal intervenant, la discussion se poursuit autour de verres de jus de fruit à propos d’une question épineuse : tous les travailleurs sont-ils des prolétaires ?


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