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Reportage 5 septembre 2019

Montpellier : 200 personnes se réunissent contre les violences sexistes et les féminicides.

par Le Poing

Environ 200 personnes étaient présentes devant la préfecture de Montpellier ce mercredi 4 septembre pour un rassemblement contre les violences sexistes appelé par plusieurs associations et organisations politiques ; Collectif All Inclusive, Délégation Languedoc-Roussillon de Médecins du Monde, #noustoutes34, Women’s March, Osez Le Feminisme Herault, Le Planning familial, Sos Homophobie, Ensemble!34, le Parti Socialiste et le Parti Communiste Français) en écho à l’initiative du collectif #NousToutes de marquer le 100ème féminicide de 2019 qui a eu lieu le 1er septembre.

L’inaction du gouvernement pointée du doigt

Plusieurs prises de parole ont eu lieu pour dénoncer l’inaction du gouvernement. Alors qu’un des arguments de campagne de Macron avait été de « faire de l’égalité femme – homme la grande cause du quinquennat », les demandes des associations et des militant.e.s féministes restent ignorées. Un « Grenelle des violences conjugales » a été ouvert hier, et les premières mesures communiquées sont très largement insuffisantes : quelques centaines de nouvelles places d’hébergements et un audit des commissariats.

Des solutions énoncées 

Des mesures concrètes permettant de diminuer les féminicides existent pourtant, on parle notamment de campagnes de formation des professionnel-les au contact des femmes victimes, campagnes de préventions, ouverture de 2200 places d’hébergement en CHRS ; la multiplication par 10 des ordonnances de protection délivrées par les juges aux affaires familiales…
Une représentante d’association fait d’ailleurs référence à l’Espagne au cours de sa prise de parole, pays où les violences conjugales ont pu être réduites de 40% en 10 ans grâce à des politiques publiques comme la création de tribunaux spécialisés, la généralisation des ordonnances de protection ou l’ouverture de 10 000 téléphone d’urgence (contre 3000 en France) pour recevoir les appels de victimes de violences sexistes.

La liste des prénoms des 101 femmes tuées depuis le 1er janvier 2019 a ensuite été lue, suivie d’une minute de silence et le rassemblent s’est dispersé après avoir chanté l’Hymne des femmes. La mobilisation se poursuit avec l’appel national de #NousToutes à marcher contre les violences sexistes et sexuelles le 23 novembre.


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