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En Bref 28 septembre 2020

Montpellier : débrayage au lycée professionnel Mendès-France pour dénoncer la gestion du covid-19

Un débrayage est en cours, au lycée professionnel montpelliérain Mendès-France, ce lundi 28 septembre au matin, pour dénoncer les conséquences de l’application du protocole sanitaire lié au covid-19. Le Poing a contacté des membres du personnel pour en savoir plus.

« Après en avoir discuté le jeudi 24 septembre en heure d’info syndicale, on est une cinquantaine de profs, d’AED [assistants d’éducation] et d’agents de la restauration collective et du nettoyage à avoir débrayé ce matin. Tout est lié au protocole sanitaire. En début d’année, le proviseur a mis en place des horaires décalées : la moitié des lycéens gardaient les horaires initiales, et l’autre moitié voyaient leur emploi du temps changer. Sur le papier, ça pouvait être une bonne idée, mais concrètement, c’est catastrophique. Il y a toujours autant d’élèves en mouvement dans les couloirs, et ça nous empêche de faire cours avec les portes et les fenêtres ouvertes comme nous le demande le protocole. On manque de gel, de désinfectant, et les salles ne sont pas systématiquement nettoyées parce qu’il manque des postes d’agents » nous précise une professeure.

Un autre membre du personnel abonde : « Le portail est ouvert toute la journée pour éviter que les élèves ne restent sur place, et ça mobilise beaucoup les AED, alors qu’ils ne sont pas assez. La salle d’étude est réduite à quinze élèves, donc les autres sont obligés d’aller dehors. Le dédoublement de l’emploi du temps mobilise plus de salles, et dans le même temps, il y a des créneaux réservés aux GRETA [formations continues pour adultes], au détriment des secteurs professionnels : certains profs n’ont plus accès aux ordinateurs, même si ce n’est bien sûr pas de la faute des GRETA. On pourrait aussi évoquer la fermeture des vestiaires, qui oblige les profs de sports à demander aux élèves de venir en jogging ou de se changer dans les toilettes… Bref, c’est n’importe quoi ».

Les cours ne sont pas garantis cet après-midi, et la suite de la mobilisation dépendra de l’assemblée générale qui se tiendra après une réunion prévue le mercredi 30 septembre avec la direction. Affaire à suivre.


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