24 octobre à Montpellier : la manif déclarée par Force Ouvrière interdite, couvre-feu pour les mineurs
Une semaine après la manfiestation du 17 octobre, la préfète de l’Hérault a détaillé jeudi les mesures prévues pour samedi 24 octobre. Elle interdit notamment la manifestation déclarée par FO ESR
Pas de cortège, pas de tram, pas de terrasses. Pour samedi 24 octobre, que la préfecture présente comme « l’Acte II » du mouvement, la préfète de l’Hérault invoque les pillages de commerces et les attaques de bâtiments publics du 17 octobre.
La manifestation déclarée par FO ESR, le syndicat de l’enseignement supérieur et de la recherche de Force Ouvrière, est interdite par arrêté préfectoral. Le syndicat avait déposé un parcours partant du Peyrou à 14 h, par le boulevard du Jeu-de-Paume et l’avenue de Toulouse, jusqu’au rond-point du Grand M, dans le cadre de l’appel national de la FNEC. Dans son communiqué, FO ESR prévenait qu’en cas d’interdiction totale, il saisirait le juge des référés. Le syndicat s’appuyait sur les propos d’Emmanuel Macron, qui affirmait jeudi que les manifestations déclarées par les syndicats ne seraient pas interdites, mais pourraient être déviées hors des centres-villes.
Le reste du dispositif est copieux. Samedi, de 8 h à 22 h, tout rassemblement est interdit dans un périmètre élargi autour de l’Écusson, de la gare Saint-Roch au Polygone en passant par la Comédie. Les tramways ne circuleront pas de la journée. Les mineurs non accompagnés sont soumis à un couvre-feu dans les centres-villes de Montpellier et de Béziers, vendredi dès 22 h et samedi dès 20 h, jusqu’à 6 h le lendemain. Masques à gaz, lunettes de ski, casques ou genouillères sont proscrits sans motif légitime à Montpellier et dans d’autres communes, de 5 h à 22 h. Artifices, carburant en jerrican, acide et alcool ménager sont interdits dans tout le département, de vendredi 6 h à dimanche 23 h. Drones, forces mobiles et militaires de Sentinelle complètent le tableau.
La préfète conclut en appelant au calme : l’ordre public serait la condition pour « garantir le libre exercice des libertés fondamentales ». Dont, en principe, celle de manifester.
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