Et si finalement Michaël Delafosse était un chic type ?

Pascal Praudpotkine Publié le 1 avril 2025 à 13:21 (mis à jour le 1 avril 2025 à 17:00)
2024-05-13. Montpellier accueille la flamme olympique dans le cadre des jeux olympiques d'éte de Paris 2024. Mickael Delafosse (C) maire de Montpellier et Anne Hidalgo (R) maire de Paris. Photographie par Mathieu LE COZ / Hans Lucas.

Dans un retournement de situation que personne n’avait vu venir, la rédaction du Poing a mené une enquête approfondie et impartiale qui l’a amenée à une conclusion pour le moins surprenante : et si Michaël Delafosse était, en réalité, un chic type ?

Des rumeurs circulaient déjà en coulisses : certains habitants l’auraient aperçu en train d’aider une mamie à traverser la rue, d’autres jurent l’avoir vu sourire sincèrement à un agent municipal. Un chat coincé dans un arbre aurait même bénéficié de son intervention, bien que des sources proches de la mairie assurent qu’il s’agissait plutôt de Rémi Gaillard déguisé en chat.

Nous avons poussé l’investigation plus loin et nous sommes tombés sur des faits troublants : il paraît que Michaël Delafosse, en toute discrétion, finance des stocks de stylos sur ses deniers personnels pour que la police municipale puisse verbaliser encore plus efficacement les SDF. Il aurait aussi développé une nouvelle stratégie urbanistique basée sur un concept révolutionnaire : “Les bouchons, c’est la vie”. Les riverains des quatre boulevards seront invités à l’inauguration du dispositif.

Plus étonnant encore, nos recherches nous ont conduit à une révélation de taille : il semblerait qu’il soit capable de marcher sur l’eau… du Lez. Selon certains témoins, il l’aurait fait par pure volonté de fluidifier la circulation des kayaks.

Nous avons sollicité l’avis d’experts pour confirmer cette théorie. Le professeur Jean-Michel Saucialyste, spécialiste en “chic-typologie politique”, nous a confié : “On croyait jusque-là que son amour pour les pistes cyclables sur les axes les plus embouteillés était une pure malice. Mais en réalité, c’est peut-être une stratégie pour nous pousser à redécouvrir la joie de la marche”.

En enquêtant plus en profondeur, nous avons découvert des actes de générosité cachés : on raconte qu’il aurait personnellement repeint les bancs publics de la Comédie, qu’il glisse des tickets de tram gratuits sous les essuie-glaces des voitures en stationnement illicite et qu’il aurait même envisagé de résoudre la crise du logement en réaménageant l’Hôtel de Ville en colocation solidaire.

Un membre anonyme du conseil municipal nous a confié sous couvert d’anonymat : “Il nous force à boire du Perrier en réunion pour soutenir l’industrie locale et il nous envoie des mails à 3h du matin pour nous féliciter de notre travail. Franchement, c’est déstabilisant.”

Autre fait marquant : son engagement pour la culture. Face aux coupes budgétaires du Département de l’Hérault, il aurait proposé de transformer la Place de la Comédie en ZAP (Zone d’art Permanente) où tout un chacun pourrait venir réciter du Molière ou faire un one-man-show sur la politique locale. Un projet ambitieux qui n’a pas (encore) vu le jour, mais qui montre une vision audacieuse pour l’animation urbaine.

Face à ces preuves incontestables, nous devons nous rendre à l’évidence : et si Michaël Delafosse était un chic type, mais à sa manière ? En tout cas, pour cette fois, nous lui accordons le bénéfice du doute. Mais promis, on recommence à enquêter (plus sérieusement) dès demain, mercredi 2 avril.

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