Violences d’extrême droite dans le quartier des Beaux-Arts : le procès renvoyé au 10 septembre
Prévu ce 19 février, le procès de six hommes poursuivis pour « violences en réunion » après les agressions du 18 septembre à Montpellier a été renvoyé au 10 septembre. Une affaire dans laquelle une septième personne, agressée par les autres mis en cause, doit aussi être jugée pour violences, sur fond de critiques persistantes contre la passivité policière
Pour cause d’absence de l’un des avocats des mis en cause, le tribunal de Montpellier, a décidé, ce jeudi 19 février de renvoyer au 10 septembre le procès des violences commises en marge de la manifestation intersyndicale du 18 septembre 2025 à Montpellier.
Ce jour-là, en fin de mobilisation, plusieurs dizaines d’hommes vêtus de noir, pour certains masqués, avaient été repérés en centre-ville. Après des tensions sur la place de la Comédie, où ils avaient été évacués par la police, des violences éclatent en fin d’après-midi place des Beaux-Arts. Plusieurs personnes sont pris à partie, frappés au sol et blessés, dont l’un grièvement au visage.
Trois mois plus tard, sept personnes présentées comme “issues des milieux d’extrême droite” par la préfecture de l’Hérault avaient été interpellées. Six ont finalement été renvoyées devant le tribunal pour « violences en réunion ». Selon nos informations, cinq d’entre elles ont reconnu des faits de violence en garde à vue.
Particularité de ce dossier : l’une des personnes agressées lors des faits doit également comparaître pour violences, la procédure estimant qu’elle aurait porté le premier coup.
Depuis plusieurs mois, l’affaire suscite des critiques, notamment de la part du collectif Montpellier contre l’extrême droite, qui dénonce une lecture judiciaire renvoyant dos à dos agresseurs et agressés. Le rôle des forces de l’ordre, accusées de passivité le jour des faits malgré un important dispositif policier, reste également au cœur des interrogations.
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