À Nîmes, des militants queers et antifascistes dénoncent le “pinkwashing” de la Ville

Elian Barascud Publié le 22 mai 2026 à 09:27
Samedi 16 mai, lors de la cérémonie d'illumination arc-en-ciel de la Maison Carrée, à la veille de la Journée internationale contre les LGBTQIA+phobies, plusieurs collectifs nîmois ont mené une action symbolique contre ce qu'ils appellent le « pinkwashing » institutionnel et le jumelage de la ville avec une cité israélienne. (DR)

Samedi 16 mai, lors de la cérémonie d’illumination arc-en-ciel de la Maison Carrée, à la veille de la Journée internationale contre les LGBTQIA+phobies, plusieurs collectifs nîmois ont mené une action symbolique contre ce qu’ils appellent le « pinkwashing » institutionnel et le jumelage de la ville avec une cité israélienne

Samedi 16 mai au soir, alors que la Maison Carrée s’illuminait aux couleurs arc-en-ciel, le Collectif Nîmois Antifasciste et Queer (CNAQ) et la campagne Stop Jumelage Nîmes–Rishon LeZion ont mené une action de visibilité, avec le soutien de l’Organisation de Solidarité Trans Nîmes (OST) et de Solidaires Étudiant.e.s Nîmes en tendant un drapeau palestinien devant l’édifice.

Une action qui visent à dénoncer l’instrumentalisation des droits LGBTQIA+ par les institutions. Pour ces collectifs, les illuminations arc-en-ciel, passages piétons colorés et drapeaux en vitrine relèvent davantage de la communication que de l’engagement. « Nos fiertés ne peuvent pas devenir des espaces dépolitisés », écrivent-ils dans leur communiqué.

L’action visait aussi, et peut-être surtout, le jumelage entre Nîmes et la ville israélienne de Rishon LeZion,. Les militants réclament sa rupture, dénonçant ce qu’ils qualifient de « complicité » avec un État « responsable d’un génocide » à Gaza. Ce jumelage, établi en 1986 et longtemps défendu par les municipalités de droite successives, n’aurait pas été remis en cause par le nouveau conseil municipal. Les collectifs interpellent directement le maire communiste fraichement élu : « Et Bouget, qu’est-ce que tu fais ? »

Le communiqué ne ménage pas non plus l’Arène des Fiertés, association organisatrice de la Pride nîmoise. Les signataires lui reprochent de « banaliser la présence de personnes de droite et d’extrême-droite » dans les espaces LGBTQIA+ et de s’être éloignée, selon eux, des « traditions radicales et antifascistes » du mouvement.

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