Montpellier : l’institut agro et l’école d’architecture rejoignent le mouvement de blocages

Elian Barascud Publié le 9 octobre 2026 à 15:24 (mis à jour le 9 octobre 2026 à 16:11)

Ce vendredi 9 octobre, les étudiant-es de l’école nationale supérieure d’architecture de Montpellier et celleux de l’institut agro ont bloqué leur établissement en soutien au mouvement lycéen et pour demander plus de moyens dans l’enseignement supérieur.

Devant l’institut agro de Montpellier, ce vendredi 9 octobre, l’ambiance pourrait rappeler l’idée qu’on se fait des pelouses de la fac de lettres voisine : des étudiant-es assis par terre jouent aux cartes, d’autres grattent quelques notes sur une guitare pendant que certain-es jouent les équilibristes sur une slackline tendue entre deux arbres où s’essaient au jonglage. Quelques poubelles bloquent l’entrée de l’établissement, et des banderoles donnent des indices sur le sujet de la mobilisation.

“De mémoire de nos profs, c’est la première fois que Supagro se mobilise”, se réjouit Jeanne, étudiante en 4e année. Après une première assemblée générale mercredi 7 octobre et une participation de l’école à la manifestation du 8 en soutien aux lycéen-nes, les étudiant-es ont décidé de bloquer leur établissement ce vendredi. “On vient en soutien à la mobilisation lycéenne et on veut dénoncer la répression policière qui touche la jeunesse”, précise Jeanne. Charlotte, elle aussi en 4e année, complète : “Cela s’inscrit dans un cadre national de mobilisation avec les autres instituts agro de France dans la continuité des blocages universitaires qui ont lieu actuellement.”

Comme le reste des étudiant-es mobilisé-es, iels demandent l’abrogation des frais d’inscriptions différenciés pour les étudiant-es étrangers-ères, la non-exclusion de certain-es de celleux-ci du dispositif des APL et dénoncent les plate-forme de sélection comme Parcoursupp ou Monmaster. Iels demandent aussi des moyens dans la rénovation des bâtiments et résidences universitaires dans l’enseignement, la sécurité informatique et les restaurants Crous.

“On a aussi des réflexions plus spécifiques à nos filières, notamment sur la question de l’agriculture industrielle, qui est en train de ravager l’environnement”, ajoute Jeanne. “Il nous faut plus d’indépendance pedagogique et scientifiques et democratiques vis a vis des grands groupes industriels et plus de transparence dans les partenariats que nos etablissements passent”, abonde Charlotte.

Des réflexions que de prochaines assemblées générales inter-instituts d’agronomie, prévues dès ce week-end en visio, pourraient transformer en revendications. “On souhaite inscrire la mobilisation sur un temps long, et pour l’instant, les profs et l’administration sont plutôt avec nous”, conclut Jeanne.

L’école d’architecture aussi mobilisée

À 14h30, sur le parvis de l’école nationale supérieure d’architecture de Montpellier, l’assemblée générale bat son plein. On y rappelle les bons réflexes à adopter en manifestation, et fait un point sur l’actualité du mouvement. Les banderoles et pancartes affichées devant l’établissement donnent là encore le ton : “Soutien aux lycéen-nes, non à la répression”, ou encore “pas de futur sans culture”. Les étudiant-es mobilisé-es demandent les “études gratuites pour tous-tes” et dénoncent eux aussi les frais d’inscriptions différenciés pour les étudiant-es étrangers-ères.

Les blocus quotidiens de lycées et facs se poursuivent. Lycéen-nes et intersyndicale étudiante et professionnelle appellent à une nouvelle journée de mobilisation et de grève, le 13 octobre, jour de vote du budget. Le même jour, 15 assemblées générales étudiantes franciliennes appellent à « marcher sur Matignon »

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