Montpellier : l’occupation de l’Université Paul-Valéry expulsée par la police
Jeudi 22 octobre au soir, les forces de l’ordre sont intervenus pour déloger les étudiants qui occupaient un bâtiment de l’université Paul-Valéry. Des gaz lacrymogènes ont été tirés peu après, place Marc-Bloch. La fac reste fermée jusqu’au lundi 26 octobre inclus
L’occupation aura tenu deux nuits. Mardi 20 octobre, après trois semaines de blocage à l’appel du Syndicat de combat universitaire de Montpellier (SCUM), l’assemblée générale vote l’occupation permanente du bâtiment C. La présidente, Anne Fraïsse, proposait de laisser le bâtiment ouvert la journée, à condition que personne n’y dorme. Refus. « Je les ai avertis que la ligne rouge était franchie », raconte-t-elle dans les colonnes de Métropolitain.
Jeudi à 19 heures, les CRS arrivent à la fac. Les étudiants évacuent le bâtiment, la police tente de les y nasser pour procéder à des contrôles d’identité. Les évacués retrouvent ensuite des étudiants de la fac de sciences, elle aussi occupée. La police a fait usage de gaz lacrymogène. Ce n’est pas une première : le 13 octobre déjà,la police était intervenue au petit matin pour déloger une première occupation du campus. Dans un communiqué,le syndicat Force Ouvrière de l’enseignement supérieur et de la recherche estime que «rien ne peut justifier que les CRS encerclent ainsi une université » et juge que « la répression non seulement ne règle rien, mais constitue la pire des réponses ».
Sur le fond, les revendications n’ont pas bougé : l’inscription des étudiants « sans-fac », le remboursement des frais d’inscription différenciés imposés aux étudiants étrangers (2 902 euros en licence, 3 950 en master), des moyens pour l’université et le Crous, et la solidarité avec les lycéens visés par les violences policières.
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