À Montpellier, une nouvelle mobilisation féministe demande des moyens contre les violences sexistes et sexuelles

Julien Servent Publié le 6 octobre 2026 à 10:21

Environ 150 personnes ont manifesté ce lundi 5 octobre au soir à l’appel de l’inter-organisation féministe de Montpellier. Objectif : obtenir les moyens nécessaires à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.

La manifestation a commencé place de la Comédie par des prises de parole. « Ces derniers mois, des faits de violences sexuelles et sexistes ont suscité une émotion tout à fait légitime dans le pays », ont commencé les organisatrices. « Les associations et organisations féministes alertent depuis des années sur l’urgence de la situation. En dépit des effets d’annonce et des atermoiements des gouvernements d’Emmanuel Macron, les moyens nécessaires pour y faire face n’ont jamais été donnés. »

L’inter-organisation féministe de Montpellier, composée de diverses organisations politiques de gauche, syndicats et associations, les chiffre à 2,6 milliards d’euros. Avant de souligner l’incompatibilité de ces besoins avec les 30 milliards d’euros d’économie annoncés par le gouvernement Lecornu.

Le Planning Familial de l’Hérault, lui-même en difficulté financières régulières, alertait au mois de juin 2026 sur une faillite annoncée du monde associatif.

« Il faut les moyens humains et la formation nécessaire pour rendre effective à l’école les 3 séances minimum d’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVARS), et la tenue de séances consacrées à l’égalité entre les garçons et les filles, à la lutte contre les préjugés sexistes et à la lutte contre les violences faites aux femmes », ont repris les organisatrices. « La Rectrice de l’Académie de Montpellier doit permettre l’intervention dans les écoles d’associations spécialisées comme le Planning Familial. » Avant d’insister sur la responsabilité des employeurs-euses, du public comme du privé, de mettre en place « des lieux et ambiances de travail sécurisées. »

La manifestation s’est ensuite mise en marche vers le Peyrou, où elle a finit par se disperse, entre mots de solidarité avec les lycéen-nes en lutte et promesse de retour dans la rue autour du 25 novembre, pour la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

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En direct : la matinée de mobilisation des étudiant-es et lycéen-nes montpelliérain-es du 6 octobre