De l’art contre le béton : les opposant·es au LIEN inaugurent une grande exposition sur le tracé de la route

par Le Poing 6 juin 2021
Installation de l'expo militante contre le LIEN

Nous avons reçu ce communiqué de la Zad du Lien, le Poing relaie

Conférence de presse ce lundi 7 juin 14h à la sortie de Grabels

Dimanche 6 juin, 400 personnes se sont réunies sur le tracé du L.I.E.N. pour l’inauguration d’une grande exposition militante, à la frontière entre le street art et le land art. Il s’agit d’une occupation artistique de la zone, pacifique et originale qui invite le public à venir se renseigner sur ce projet de périphérique nord climaticide et antisocial, se forger une opinion personnelle et rencontrer les opposant·es au projet.

Cette exposition, composée de 30 œuvres, se veut accueillante, inclusive et participative. Résultat d’un mélange d’imaginaires entre militant·es issus de différents horizons, riverains, et autres personnes curieuses.

Elle a vocation a rester jusqu’aux élections pour provoquer des débats démocratiques et témoigner que, plutôt que toujours plus de béton, d’autres futurs sont possibles.

Elle clôture un grand week-end de rencontres inter-luttes contre la métropolisation. Étaient présents différents collectifs de lutte mais aussi d’alternatives locales : les Faucheurs volontaires, l’Amassada, Arrêt du Nucléaire, Stop Amazon, Railcoop, collectif contre l’extension de l’aéroport de Montpellier…

Deux jours ponctués de prise de paroles, de conférences et d’échanges, conclus par une grande assemblée générale pour inventer les suites.

Ce week-end marque la première pierre d’une confluence des luttes du sud de la France, pour rassembler les forces et se soutenir les unes les autres.

Nous vous invitons à une conférence de presse sur site, ce lundi 7 juin à 14h, pour découvrir l’expo et en apprendre plus sur cette dynamique de confluence. Pour nous retrouver, rendez-vous au bas du tracé prévu du LIEN, en bordure de la D102, près de l’arrêt de bus Pradas-Combaillaux.

Selim:

« Par cette exposition nous voulons toucher les gens pour qu’ils comprennent tout le désastre écologique et social de ce projet. Nous sommes convaincus qu’en leurs donnant les bonnes informations les gens comprendront qu’il faut tout faire pour bloquer cette route. A l’heure de la crise climatique, on ne peut pas laisser faire ça. On choisit le land art pour rappeler la beauté du paysage qui sera défiguré par le LIEN. »

Manon :

« Nous voulons rester jusqu’aux élections pour que chacun puisse se saisir de ce débat. Nous sommes des militants pacifistes et espérons que le département n’usera pas de la force pour détruire une simple exposition artistique. N’ajoutons pas au scandale écologique du projet, un scandale de violence répressive. »


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Tous dans la rue le 12 juin pour la défense des libertés, contre Macron, son gouvernement et ses lois liberticides !