Politique
En Bref 21 avril 2022

Après l’attaque du Barricade, nouvelle série d’agressions d’extrême droite à Montpellier

Coups de pression sur une association LGBT, agression dans la rue, attaque dans l’enceinte de la faculté Paul Valéry… à Montpellier, l’extrême-droite est en roue libre.

Dans le Clapas comme ailleurs, le fond de l’air est brun. Dans ce contexte nauséabond de second tour très à droite, les actes fascisants se déroulent sans complexe. Au début de la semaine dernière, deux adolescentes étaient victimes d’une agression islamophobe (en raison de leur foulard) par un retraité de la police nationale. Le jeudi 15 avril, une quinzaine de militants d’extrême-droite, liés au groupe South Face, attaquent la vitrine du Barricade, local associatif auto-géré.

Depuis, trois actions de l’extrême-droite sont venus noircir ce triste tableau ;
Vendredi après midi, alors qu’une association LGBT tenait une table à la faculté de droit, des hommes sont venus retourner la table à grands coups d’insultes pour intimider les militants.

Dimanche après-midi, dans la rue Henri René, un adhérent du Centre Ascaso-Durruti (un lieu culturel anarchiste) se fait prendre à partie par une bande de jeunes hommes qui le passent à tabac, pour des motifs explicitement politiques. Il s’en sortira avec trois côtes cassées.

Et enfin, ce mercredi 20 avril, on apprenait dans la Gazette que vers 15h15, un étudiant se faisait agresser par trois jeunes hommes devant la bibliothèque de Paul Valéry pour motif « politique ». Selon nos informations, les agresseurs l’ont traité de « gauchiste » en le frappant. Il a été pris en charge ar les pompiers pendant que les trois nervis quittaient la fac en voiture.

Si Macron et son gouvernement ont commencé à attiser la haine, relayée allègrement sur des plateaux-télés contrôlés par Bolloré et consort, l’élection de Marine Lepen rendrait la situation encore plus étouffante : la police et les groupuscules d’extrême-droite bénéficieraient d’un total blanc-seing pour agresser, voire tuer, tout ce qui ne correspondrait pas à leurs critères racistes et sexistes. Quel que soit le résultat des élections, seule une réaction antifasciste et de grandes mobilisations anti-racistes de l’ampleur des manifestations pour la mort de George Floyd (et plus encore) seront des ripostes efficaces face à la violence d’extrême-droite.


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