PoliceJustice
En Bref 30 décembre 2019

Blocage avorté du dépôt pétrolier de Frontignan

par Le Poing
Dépôt pétrolier de Frontignan
Hier sous les coups de minuit, environ 150 manifestants se sont donnés rendez-vous pour bloquer le dépôt pétrolier de Frontignan.

Intervention de la police

La police semblait déjà au courant de l’action, malgré les précautions prises pour que l’appel ne tourne pas sur les réseaux sociaux. Plusieurs voitures de la police nationale attendaient les protestataires.

Des barricades ont été installées sur deux voies menant à la route principale d’accès au dépôt. Très vite, les policiers de la brigade anticriminalité, LBD au poing, sont intervenus pour débloquer un des deux accès, procédant au passage à une interpellation, malgré l’absence de résistance des manifestants.


La police en train de débloquer un des accès du dépôt pétrolier de Frontignan.
S’en est suivi un long face à face avec les policiers. Au fur et à mesure de la nuit, des renforts de police et de gendarmerie sont arrivés et ont stoppé une autre tentative de blocage d’un rond-point plus en amont du dépôt. Vers 4h du matin, les forces de l’ordre ont tenté d’encercler les manifestants, qui ont préféré partir.

L’essence, enjeu-clé des mouvements sociaux

Le gouvernement semble particulièrement vigilant face aux blocages impactant la production ou la distribution de carburants. Quatre raffineries sur huit sont touchées par un mouvement de contestation, à Lavéra, La Mède, Grandpuits et Feyzin. Plus d’une centaine de stations-services seraient actuellement à sec, et environ 400 en rupture partielle, sur les 11 147 que compte le pays. Le ministre de l’intérieur Christophe Castaner demande à la population de ne pas se ruer sur les pompes, preuve que le stock d’urgence de trois mois en possession de l’État, mis en place depuis mai 68, ne semble pas suffisant.


ARTICLE SUIVANT :

1500 manifestants à Béziers au 24ème jour de grève, 400 gilets jaunes à Montpellier pour l'acte 59