Lycée Jules-Guesde de Montpellier : l’absence excusée, sauf pour les « bloqueurs parfaitement identifiés »
Ce jeudi 15 octobre au matin, des CRS étaient postés devant plusieurs lycées montpelliérains, notamment Clemenceau et Jules-Guesde, pour empêcher les blocages et faire rentrer les élèves en cours. À Jules-Guesde, un message du proviseur aux parents a fait réagir. Le syndicat FO des lycées et collèges a saisi la rectrice
Dans les lycées de Montpellier, ce jeudi matin, il y avait des CRS. Devant Clemenceau et Jules-Guesde, les forces de l’ordre étaient là pour empêcher les élèves mobilisés de bloquer les entrées et pour faire rentrer les autres en cours.
Au lycée Jules-Guesde, justement, la tension passe aussi par la messagerie. Le Syndicat national Force ouvrière des lycées et collèges (SNFOLC) explique avoir eu connaissance d’une communication du proviseur aux parents d’élèves sur la régularisation des absences dans l’établissement. D’après le syndicat, le message annonce que cette régularisation sera faite prochainement, « sauf pour les bloqueurs parfaitement identifiés ». Pour certains élèves, l’absence sera donc effacée. Pour d’autres, elle restera dans le dossier, selon un critère que personne n’a encore défini publiquement.
« Une sanction administrative déguisée »
Dans un courrier adressé mercredi 14 octobre à la rectrice de l’académie de Montpellier, Carole Drucker-Godard, la section académique du SNFOLC parle d’une démarche qui soulève « de graves questions d’ordre juridique et réglementaire ». Le syndicat la replace dans ce qu’il appelle un « climat préoccupant de pressions » contre les élèves mobilisés.
Le courrier pose trois questions. La première porte sur les faits : à partir de quels éléments matériels un élève est-il considéré comme « bloqueur », et avec quelles preuves ? La deuxième porte sur la méthode : qui a identifié ces élèves, comment, et à partir de quels signalements ? La troisième porte sur le droit. Pour FO, ce tri entraîne une rupture d’égalité entre les élèves et constitue « une sanction administrative déguisée et arbitraire ».
Le syndicat dit refuser « l’utilisation de méthodes d’intimidation ou de sanctions » envers les lycéens mobilisés. Il demande à la rectrice d’intervenir auprès de la direction pour clarifier la situation, rappeler les règles sur la preuve et les droits, et faire cesser « toute pratique discriminatoire envers les élèves ».
Contacté, le proviseur du lycée Jules-Guesde n’a pas répondu à nos questions.
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