Montpellier : le mouvement social uni pour dénoncer l’intervention américaine au Venezuela

Elian Barascud Publié le 8 janvier 2026 à 12:59
Un rassemblement de soutien au peuple vénézuélien a rassemblé environ 200 personnes à Montpellier le 3 janvier. ("Le Poing")

Une vingtaine d’organisations, partis et syndicats du mouvement social montpelliérain appelle à une manifestation unitaire le samedi 10 janvier à 15 heures au départ d’Albert-Premier pour dénoncer l’agression américaine au Venezuela, après l’enlèvement du président Maduro par les États-Unis le 3 janvier

“Construire une mobilisation large et unitaire pour se tenir aux côtés du peuple vénézuélien”. Tel est le mot d’ordre de ce début d’année pour une large partie du mouvement social montpelliérain. Après un premier rassemblement spontané sur la place de la Comédie le 3 janvier, jour du kidnapping du président Vénézuélien Nicolas Maduro par les États-Unis, une vingtaine de partis, organisations et syndicats* appelle à une manifestation le samedi 10 janvier à 15 heures au départ d’Albert-Premier pour dénoncer “l’impérialisme américain” et demander le retrait des troupes États-uniennes du pays.

“Logique de la force”

Réunie en conférence de presse ce jeudi 8 janvier, une partie des signataires de l’appel à manifester insiste sur “la menace que cette attaque fait peser sur l’équilibre mondial”, tout en dénonçant “la centaine de morts” que l’opération d’enlèvement de Maduro a causé. “On bascule dans une logique de la force, où les États-Unis deviennent un prédateur mondial. L’enjeu est clair : les réserves de pétrole du Venezuela”, tranche Francis Viguié, représentant du local associatif la Carmagnole, qui s’interroge : “De quel droit les USA peuvent juger Maduro dans un tribunal ? Ils n’ont aucune légitimité.” “Ils l’accusent de trafic de drogues, mais ce sont les États-Unis qui sont responsables de la crise des opiacés”, renchérit Alban Desoutter, membre de l’association la Libre Pensée, qui ajoute : “C’est au peuple vénézuélien de décider de son avenir.”

L’urgence de la paix


“Ce sont les travailleurs qui vont payer cette intervention et la guerre, il faut la paix”, affirme de son côté Myriam Rivoire, secrétaire de l’Union locale de la CGT de l’aire urbaine de Montpellier. Ce combat pour la paix constitue “une lutte à long terme” selon Béatrice Rougy, représentante montpelliéraine du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), qui déplore le non-respect du droit international ainsi qu’une absence de réaction de la communauté internationale pour dénoncer cette attaque.

De son côté, Nicolas Cossange, figure locale du Parti Communiste Français, rappelle l’importance de la mobilisation populaire : “En 2003, c’est en parti grâce à des grosses manifestations contre la guerre que la France n’est pas intervenue en Irak, nous devons augmenter la pression populaire.”

La manifestation aura lieu ce samedi 10 janvier à 15 heures au départ d’Albert-Premier.

*Liste des signataires : Attac, La Carmagnole, le Mouvement de la Paix, les Rencontres Marx, Réseau Universités sans frontières, BDS-Urgence Palestine, la Ligue des Drots de l’Homme, le MRAP, le Parti Communiste Français, la France Insoumise, le Parti Ouvrier Indépendant, le Parti de Gauche, Cause Commune, le Mouvement des Jeunes Communistes de France, la Gauche écosocialiste 34, Révolution Permanente, l’Après 34, le NPA-Anticapitaliste, la CGT, Solidaires Etudiant-e-s 34, le SNUDI-FO 34, la FSU 34.

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