Montpellier : quels candidats aux municipales se sont engagés à préserver la cité bergère ?
Ce mercredi 4 mars, des membres du collectif “préservons la cité bergère” ont annoncé en conférence de presse les noms des candidats aux élections municipales qui se sont engagés à préserver la dernière parcelle agricole du centre-ville de Montpellier, menacée par un projet immobilier. Projet que le collectif entend aussi contester sur un terrain juridique
Sur les treize candidats aux élections municipales à Montpellier, sept se sont engagés à préserver la dernière parcelle agricole du centre-ville, menacée par un projet immobilier. C’est ce qu’ont annoncé des membres du collectif “Préservons la cité bergère”, réunis en conférence de presse ce mercredi 4 mars. Ces derniers, pour la plupart riverains de cette parcelle, située dans le quartier des Beaux-Arts, militent depuis août dernier pour la sanctuariser via un projet de ferme urbaine afin d’éviter la construction de deux immeubles sur le terrain. Une pétition lancée en ce sens l’été dernier avait récolté plus de 26 000 signatures. “On est allé voir tous les candidats pour leur demander de s’engager en ce sens, sauf l’extrême-droite, car ils ne correspondent pas à nos valeurs”, détaille Julien Laurentz, membre du collectif.
Parmi les candidats qui se sont engagés à la préservation de la cité bergère, on retrouve Jean-Louis Rouméguas (les écologistes), Nathalie Oziol (la France Insoumise), Max Muller (Révolution Permanente), Philippe Saurel, Rémi Gaillard, Kadija Zbairi (candidate d’une liste citoyenne), et plus étonnant, le milliardaire Mohed Altrad, qui a pourtant fait fortune dans le béton. “Ce qui l’a poussé à singnr, c’est que la signature des permis de construire s’est faite sans aucune concertation avec les riverains”, prévise Julien Laurentz.
Quant à ceux qui n’ont pas signé le document, le collectif appelle à “ne pas voter pour leurs listes”. Parmi ces candidats, on peut citer Isabelle Perrein (divers droite), Morgane Lachiver (Lutte Ouvrière) et le maire sortant, Michaël Delafosse. C’est d’ailleurs lui qui cristallise la colère des membres du collectif.
“La majorité de Delafosse n’a pas tenu ses promesses”
Selon le collectif, des négociations entre la municipalité et les propriétaires de la parcelles ont démarré en 2023. Année où Manu Raynaud, un écologiste de la majorité de Michaël Delafosse, écrivait dans le magazine municipal “Montpellier en commun” que la cité bergère devait être préservée. “La majorité du de Michaël Delafosse ‘n’a pas tenu ses promesses”, commente Julien Laurentz, pour qui les annonces faites par le maire-candidat sur la désimperméabilisation de 40 hectares en ville ou la création de 1 000 jardin familiaux sonnent faux.
Après une phase de discussions infructueuses avec la mairie et les propriétaires, les membres du collectif entendent désormais porter le dossier devant la justice administrative, en faisant valoir notamment le risque d’inondations que représente la construction d’immeubles sur le terrain. “Un des deux bâtiments devrait être construit sur un espace boisé classé où est planté un immense pin, nous allons faire valoir cet argument devant un juge”, ajoute Tamaris Fursteinheim, l’avocate du collectif, qui rappelle que “la mairie a le pouvoir d’agir sur des propriétés privées, comme elle l’avait fait en 2014 pour empêcher la destruction du stade du Père-Prévost”. A ce titre, les élections à venir pourraient bien avoir un impact significatif dans l’avenir des riverains du quartier des Beaux-Arts…
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