Montpellier : une association se mobilise contre la fin de la gratuité des temps périscolaires

Le Poing Publié le 8 octobre 2022 à 14:01 (mis à jour le 8 octobre 2022 à 17:24)
Photo du compte Twitter de l'association Une école un avenir (image d'illustration)

Ce mardi 11 octobre devrait être votée en mairie une réforme qui rendrait payants les temps d’accueils périscolaires dans les écoles maternelles de la ville en fonction du quotient familial. Une association de parents d’élèves dénonce cette mesure, jugée contraire aux engagements de la majorité municipale

Dans un communiqué de presse publié le 6 octobre dernier, l’association montpelliéraine de parents d’élèves Une école un avenir s’inquiétait de la réforme des tarifs de la restauration scolaire menée par Michael Delafosse et la mairie de Montpellier :

“En effet, dès janvier 2023, l’accueil en maternelle, jusqu’alors gratuit de 16h30 à 17h30, deviendra payant. La réservation préalable sera nécéssaire pour un créneau de deux heures, qui pourrait être facturé entre 0,80 et 4,90 euros en fonction du barème de la CAF (quotient familial).”

“Contraire aux engagements de la mairie”

Murielle Kosman, co-secrétaire de l’association, craint que cette mesure soit ensuite généralisée aux écoles primaires. Pour elle, cette réforme serait contraire aux engagements portés par la municipalité pendant la campagne, qui promettait que les temps d’activités périscolaires devaient devenir des lieux d’apprentissages gratuits et sans impôts supplémentaires pour les familles.

“La rhétorique de la municipalité est dangereuse”, décrit-elle : “Les chômeurs seraient censés garder leurs enfants, il faut responsabiliser les familles… Il n’y a eu aucun arguments sur les financements de cette mesure, qui va toucher en priorité les classes moyennes dans un contexte d’inflation.”

La réforme risque également de toucher le personnel chargé des temps périscolaires : “Les ATSEM le sentaient venir, il y a des taux d’encadrements problématiques, l’objectif c’est qu’il y ait moins d’enfants, donc moins de personnel nécessaire”, ajoute la co-secrétaire de l’association. De quoi énerver une nouvelle fois ceux et celles qui s’étaient mis en grève à l’automne dernier pour une meilleure reconnaissance de leur métier…

Pétition et mobilisation à venir

Murielle Kosman dénonce également le fait que “la mairie a essayé de faire passer ça en catimini, et qu’on soit informés une semaine avant la mise au vote.” Si elle admet que mobiliser des parents d’élèves le jour de la prise de décision en mairie s’avère compliqué, une pétition a été lancée, et l’association interpelle publiquement les élus locaux, sans réponses pour le moment. “Même si ça passe, on continuera de manifester notre mécontentement”, conclut-elle.

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