Un militant de BDS 34 convoqué une énième fois au commissariat de Montpellier

Le Poing Publié le 14 novembre 2018 à 13:32 (mis à jour le 25 février 2019 à 20:05)

Des militant·e·s et sympathisant·e·s du collectif BDS34 (boycott-désinvestissement-sanctions contre l’État israélien) se sont rassemblé·e·s hier après-midi devant le commissariat de Montpellier pour soutenir José-Luís, membre de BDS34 convoqué une énième fois par la police pour « occupation illégale de l’espace publique ». José-Luís dénonce la « pression des sionistes » et un « acharnement de la mairie et de la préfecture », qui ne tolèrent pas que BDS34 déploie régulièrement un stand sur la place de la Comédie pour alerter la population des exactions de l’État israélien contre les Palestiniens.

Aucune poursuite à l’issue de l’audition

Les policiers ont interrogé José-Luís sous le régime de l’audition libre à propos du « rassemblement non-violent de protestation » organisé par BDS34 le 16 octobre devant le Centre communautaire et culturel juif de Montpellier (CCCJM) pour dénoncer le salon de l’Alyah – terme signifiant l’immigration d’un juif en Israël. Ce rassemblement a été soutenu par l’association des palestiniens du Languedoc-Roussillon (APLR), la campagne civile pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP34), la Cimade, le collectif des musulmans de France (CMF), le mouvement pour une alternative non-violente (MAN) et l’union juive française pour la paix (UJFP). Aucune poursuite n’a été retenue contre José-Luís à l’issue de son audition.

« Le CCCJM, largement subventionné avec nos impôts locaux, confirme sa fonction d’officine sioniste selon BDS34. Organisateur depuis 40 ans de la journée coloniale de commémoration de l’occupation de Jérusalem et fidèle relais de la politique de l’État d’Israël, aujourd’hui il contribue ouvertement au recrutement d’hommes et de femmes qui vont alimenter la politique de colonisation de peuplement israélien et renforcer son système d’apartheid contre les Palestiniens. Aurions-nous toléré que les agents de l’Afrique du Sud viennent recruter en France, du temps de l’apartheid, des “blancs” pour renforcer l’apartheid ? »

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