Mort de Mohamed Gabsi à Béziers : l’audience en appel renvoyée au 12 mars
La cour d’appel de Montpellier devait examiner ce jeudi 12 février le dossier de la mort de Mohamed Gabsi, décédé à la suite d’une interpellation par la police municipale de Béziers en 2020. À la demande de la défense d’un des policiers mis en cause, l’affaire a été renvoyée au 12 mars
Ce jeudi 12 février, la chambre de l’instruction de la cour d’appel devait se pencher la mort de Mohamed Gabsi, décédé à la suite d’une interpellation par trois policiers municipaux en avril 2020, pendant le confinement. L’examen du dossier a finalement été renvoyé au 12 mars, à la demande de la défense de l’un des fonctionnaires.
À l’audience, l’avocat de la partie civile a dénoncé un « procédé dilatoire » et évoqué une forme de « ménardisation » du dossier (en référence à Robert Ménard, maire de Béziers). Selon lui, cette demande de renvoi viserait à « enjamber les élections municipales et à protéger un élu, chef de la police municipale ».
Des accusations aussitôt rejetées par la défense, qui a qualifié ces propos de « théorie du complot ». L’affaire sera donc réexaminée le 12 mars prochain, avec un délibéré prévu sans doute après les élections.
Pour rappel, le 9 juillet dernier, le juge d’instruction en charge du dossier a rendu une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel pour “homicide involontaire” à l’encontre de Guillaume L., 37 ans, le policier municipal initialement mis en examen pour “violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner”.
La famille de Mohamed et ses avocats estiment que la qualification d’homicide involontaire est insuffisante et demandent que le principal policier soit renvoyé devant une cour d’assises pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, et que les deux autres policiers soient jugés pour non-assistance à personne en danger.
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