Communiqué de presse de la Global Sumud Flottilla le 13 Mai en direct du port de Marmaris en Turquie
14 mai 2026Extraits du communiqué de presse : Le siège sera levé, La Flottille mondiale Sumud annonce la dernière étape vers Gaza suite aux actes de piraterie, aux enlèvements et aux actes de torture perpétrés par l’État israélien en eaux internationales
Le départ de la flottille est demain 14 Mai avec 54 bateaux et près de 500 participants de 45 pays, à la veille de la Nakba
– La Flottille mondiale Sumud (GSF) a publié aujourd’hui une déclaration définitive depuis le port de Marmaris, confirmant la poursuite de sa mission non violente visant à briser le siège illégal de Gaza par Israël. Alors que le monde se mobilise après 78 ans de dépossession, d’occupation et d’effacement des Palestiniens, la flottille prendra la mer, en direction de Gaza, réaffirmant que la commémoration sans action ne suffit plus. Après un mois marqué par la violence maritime, les enlèvements illégaux et la torture documentée de défenseurs internationaux des droits humains par les forces d’occupation israéliennes (FOI), notre flottille s’est regroupée et agrandie en vue de la dernière étape de son voyage vers les côtes de Gaza, où elle apportera nourriture et aide aux enfants et aux familles palestiniennes qui continuent de vivre sous l’occupation brutale d’Israël.
Alors que le système de santé de Gaza continue de s’effondrer totalement, la flotte médicale de la flottille constitue une intervention humanitaire directe, menée par des civils.
Les organisateurs de la GSF ont souligné que, face aux tentatives du régime israélien d’instaurer le blocus de façon permanente, le risque stratégique de l’inaction est devenu bien plus important que les risques liés à la navigation.
Cette conclusion fait suite au retour de Saif Abukeshek et Thiago Ávila, membres du Comité directeur, libérés le 10 mai après dix jours de détention illégale et des actes de torture et de mauvais traitements systématiques infligés par l’État israélien, ainsi que des passages à tabac et des agressions sexuelles infligés à des volontaires de la flottille, interceptés et détenus illégalement dans les eaux internationales européennes le 29 avril.
Leur retour témoigne de la mobilisation internationale, mais leur libération ne constitue pas une véritable liberté tant que plus de 9 500 Palestiniens restent prisonniers d’un système de torture et d’impunité. Pour la Flottille, l’impératif moral d’une action directe contre le régime israélien l’emporte de loin sur les risques liés au silence face au génocide et au nettoyage ethnique en cours.
Parallèlement au départ maritime, un convoi terrestre se rassemble actuellement en Afrique du Nord. Composé de dizaines de camions et de centaines de participants originaires de plus de 30 pays, ce convoi terrestre traverse la Libye en direction du poste frontière de Rafah.
Défier l’impunité La mission s’est muée en une lutte universelle pour la libération. Des représentants de la communauté Rohingya et d’autres peuples opprimés ont rejoint la flotte, faisant de Gaza le fer de lance d’un soulèvement mondial contre le génocide. Un défi direct à la complicité mondiale et à la piraterie d’État
Les organisateurs de la flottille ont explicitement condamné la complicité du gouvernement grec, de l’ Union européenne et d’autres États du pavillon dont le silence a permis aux Forces d’opérations israéliennes (FOI) de mener des enlèvements en eaux internationales, à plus de 1 000 km de Gaza, en toute impunité.
Parallèlement aux préparatifs techniques, des experts juridiques internationaux ont finalisé une stratégie mondiale de responsabilisation lors d’un symposium juridique tenu la semaine dernière. Cette stratégie prévoit des poursuites judiciaires immédiates et d’éventuelles procédures devant la Cour pénale internationale contre l’État israélien et les gouvernements assurant une couverture diplomatique et logistique à ces crimes ; l’étude de recours juridiques dans plus de 30 pays ; et le maintien des demandes de sanctions et de réparations de la part de l’État israélien pour le génocide en cours du peuple palestinien.
La GSF continue d’exiger des comptes formels pour les violences et les abus sexuels infligés aux participants. Le GSF affirme que les missions maritimes civiles sont fermement protégées par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), un cadre que l’État israélien et ses alliés s’emploient actuellement à démanteler………
Alors que la flottille prend la mer, le mouvement et les dirigeants de la société civile palestinienne coordonnent la mobilisation mondiale. La terre soutient nos camions et la mer nos bateaux ; nous briserons donc le siège avant qu’ils ne brisent notre esprit.
Des manifestations terrestres, avec plus de 400 actions prévues dans 47 pays les 15 et 16 mai. L’horizon n’est pas négociable.
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