Le gilet jaune Roland Veuillet condamné en appel à un 1 an de prison avec sursis
Julien Servent
Publié le 30 octobre 2026 à 17:43
Le gilet jaune et militant nîmois Roland Veuillet a été condamné à un an de prison avec sursis pour harcèlement sur un policier. La procureure avait plaidé le 15 septembre une peine “pour dissuader Roland Veuillet de reprendre son rôle de pseudo-chevalier alors que des manifestations pourraient reprendre avant les élections“.
Sept ans de procédure judiciaire pour le gilet jaune et militant nîmois Roland Veuillet. Et ce n’est pas fini ! Le 27 octobre, la Cour d’Appel de Montpellier rendait la délibéré d’une séance tenue le 15 septembre.
Après de multiples péripéties judiciaires liées au mouvement des gilets jaunes et à la lutte lycéenne de l’hiver 2018, l’ayant d’ailleurs conduit en prison, Roland Veuillet y contestait sa condamnation à six mois ferme et six mois de sursis pour deux chefs d’inculpation : “dénonciations calomnieuses à l’égard de deux policiers “, et “intimidation sur personne dépositaire de l’autorité publique.”
“Ces chefs d’accusation farfelus, cachent mal une volonté politique, qui consistait à envoyer en prison un militant connu, qui a participé activement au mouvement des Gilets-Jaunes de novembre 2018 à novembre 2019.”, déclarait Roland Veuillet après le délibéré du 27 octobre.
La Cour d’Appel de Montpellier a prononcé la relaxe pour le premier motif. Mais a procédé à une requalification du second, d’ “intimidation” en “harcèlement”, suivant par là les réquisitions du Parquet. “Cette requalification est une inversion des rôles. Ce n’est plus la police qui a harcelé les Gilets-Jaunes, ce sont eux qui harcelaient la police.”, a réagit le militant.
La procureure avait plaidé le maintien de la peine initiale, “pour dissuader Roland Veuillet de reprendre son rôle de pseudo-chevalier alors que des manifestations pourraient reprendre avant les élections.”
La Cour d’Appel de Montpellier l’a finalement condamné à un an de prison avec sursis.
Roland Veuillet compte bien se pourvoir à nouveau en Cassation, dans le but d’y plaider la relaxe complète.
Pour suivre un résumé du feuilleton judiciaire en question et des débats en séance du 15 septembre, lire cet article :
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