Nîmes : un syndicaliste a le nez cassé en s’interposant lors d’une agression dans la manifestation du 31 octobre

Elian Barascud Publié le 2 novembre 2026 à 11:23
Samedi 31 octobre, en plein cortège syndical, un militant de Solidaires 30 a été frappé au visage alors qu’il tentait de protéger un manifestant pris à partie. (DR)

Samedi 31 octobre, en plein cortège syndical, un militant de Solidaires 30 a été frappé au visage alors qu’il tentait de protéger un manifestant pris à partie. Il s’en sort avec le nez cassé et 14 jours d’ITT. Les syndicats organisateurs attribuent l’attaque à des individus d’extrême droite et dénoncent une « intrusion » dans leur manifestation

Le cortège était parti dans le calme. Samedi 31 octobre, la manifestation intersyndicale nîmoise, déclarée en préfecture et dont le parcours avait été validé par celle-ci, défile depuis plusieurs minutes dans le centre-ville quand la situation dégénère.

Un militant de Solidaires 30, présent ce jour-là, raconte avoir repéré des individus au comportement inhabituel dès le passage devant la Maison carrée. « Je vois des individus sur la gauche qui me paraissent suspects, ils sont par groupes de deux ou trois, rentrent et sortent du cortège. Au début, je me demande si ce ne sont pas des policiers en civil », témoigne-t-il.

Le cortège marque ensuite un arrêt boulevard Victor-Hugo, à hauteur du lycée Daudet. Vers 15 h 40, selon son récit, l’un de ces individus frappe un manifestant d’origine maghrébine. « Je me suis mis au milieu pour m’interposer et un autre m’a mis un coup de poing et m’a cassé le nez », poursuit-il. La police intervient alors et isole le groupe. Le militant explique la scène aux agents avant de se rendre aux urgences, où une fracture du nez est constatée. Il s’est vu prescrire 14 jours d’interruption totale de travail (ITT).

Dans la soirée, vers 20 h 30, il se présente au commissariat de Nîmes pour porter plainte. Aucun officier de police judiciaire n’est alors disponible pour l’enregistrer. Mais à l’accueil, on lui indique que son agresseur présumé a été interpellé et auditionné. Il est revenu le lendemain matin pour déposer plainte.

Dans un communiqué commun, Solidaires 30, les syndicats SUD, la FSU 30, la CGT Éduc’action 30-48, l’union locale CGT de Nîmes, la CNT 30 et VISA 30 dénoncent « l’intrusion » d’« individus d’extrême droite » dans le cortège et saluent la réactivité de leur service d’ordre, qui a permis à la manifestation de rejoindre la préfecture. Les organisations exigent que le gouvernement assure « la liberté de manifester ainsi que la sécurité des manifestants contre la violence de l’extrême droite ».

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