Malgré la pluie, les lycées montpelliérains bloqués ce jeudi 5 novembre

Elian Barascud Publié le 5 novembre 2026 à 11:08
L'alerte orange pour pluie et inondations dans l'Hérault n'a pas empéché les lycéens montpelliérains de bloquer leurs établissement ce jeudi 5 novembre, journée de grève intersyndicale pour les salaires et la défense des services publics. (DR)

Mermoz, Joffre, Clémenceau, Jules-Guesde, Jean-Monnet… L’alerte orange pour pluie et inondations dans l’Hérault n’a pas empéché les lycéens montpelliérains de bloquer leurs établissement ce jeudi 5 novembre, journée de grève intersyndicale pour les salaires et la défense des services publics

“Malgré la pluie, il y a du monde, je me suis retrouvé à faire un battle d’aura avec un de mes anciens élèves”, raconte un enseignant en collège, venu soutenir les lycéens de Jules-Guesde ce matin, dans une ambiance bon enfant et sans police. L’épisode cévenol qui touche actuellement le département de l’Hérault n’a donc visiblement pas démotivé les lycéens montpelliérains, qui bloquent leur établissement ce jeudi 5 novembre, journée de grève intersyndicale pour les salaires et la défense des services publics.

Il faut dire que la prise de parole d’Emmanuel Macron, le 29 octobre dernier chez HugoDécrypte, n’a pas apaisé la colère, bien au contraire, comme l’explique Elie, lycéen à Joffre : “Il a clairement résumé sa politique depuis le début : la répression. On a des ONG comme Amnesty International qui alertent sur le niveau de répression en France, on attendait donc de lui en tant que président qu’il dénonce cette répression, mais non, il a juste appelé à ce qu’on retourne en cours. Cela veut dire qu’il ne veut pas répondre à nos revendications. Il espérait que le mouvement s’essouffle avec les vacances pour n’avoir à répondre de rien, et en effet, son gouvernement n’a répondu à rien. Pour Parcoursupp, il a parlé d’une “évolution” des algorithmes, alors que ce qui nous pose problème, ce sont précisément ces algorithmes. Nous ne sommes pas pour l’évolution, nous sommes pour l’abrogation pure et simple de cette plateforme.”

Les annonces concernant la rénovation du bâti scolaires n’ont elles n’ont plus pas convaincu Elie : “Là encore, on est en dessous de ce qu’on demandait. On ne voit pas pourquoi certains lycées y auraient droit et pas d’autres, c’est un gros problème d’égalité face à l’éducation. On ne va pas se satisfaire de mesures d’affichage, on va continuer à maintenir la pression avec les syndicats et la société civile.”

Cette jonction dont parle Elie se produit devant le lycée Clémenceau, ou l’inter-pro tient son piquet de grève. Un départ en cortège est d’ailleurs prévu pour rejoindre la place Max Rouquette à 14 heures pour la manifestation intersyndicale.

Nos articles sont gratuits car nous pensons que la presse indépendante doit être accessible à toutes et tous. Pourtant, produire une information engagée et de qualité nécessite du temps et de l’argent, surtout quand on refuse d’être aux ordres de Bolloré et de ses amis… Pourvu que ça dure ! Ça tombe bien, ça ne tient qu’à vous :


ARTICLE SUIVANT :

«J’ai croisé tous les collègues, les forces de l’ordre»: nouvel audio accablant sur les liens entre la police et les milices d’extrême droite