À Montpellier, 2 000 personnes dans la rue pour la Marche des solidarités
Environ 2 000 personnes ont défilé samedi 14 mars à Montpellier à l’appel de collectifs, associations et syndicats engagés dans la défense des droits des personnes étrangères. Une mobilisation organisée une semaine avant la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, pour dénoncer le racisme, les politiques migratoires restrictives et les obstacles administratifs rencontrés par les étrangers
Chants, batucada, techno… la diversité était au rendez-vous dans le cortège de la marche des solidarités, ce samedi 14 mars dans les rues de Montpellier, où 2 000 personnes ont manifesté pour la défense des droits des personnes étrangères. Parmi les organisations à l’initiative de la mobilisation figuraient notamment la Cimade, le collectif Migrant·es Bienvenue 34, Droit au logement Montpellier, le Réseau éducation sans frontières 34 ou encore la Ligue des Droits de l’Homme. Cette manifestation s’inscrivait dans un appel national à se mobiliser contre le racisme, les violences d’État et la montée des idées d’extrême droite.
Initialement prévue autour de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le 21 mars, la mobilisation montpelliéraine a été avancée d’une semaine en raison des élections municipales à venir. Dans leur appel, les organisateurs invitaient à « lutter contre le racisme et barrer la route au fascisme », tout en revendiquant notamment la régularisation des sans-papiers, la fermeture des centres de rétention administrative ou encore l’égalité des droits.
obstacles administratifs
« Il est de plus en plus difficile pour les personnes étrangères de renouveler leur titre de séjour en préfecture », explique Thierry Lerch, co-président de la Cimade à Montpellier. « Outre la dématérialisation, qui complique l’accès au rendez-vous, il y a aussi un manque de personnel pour traiter les demandes. Certains dossiers mettent six ou sept mois pour être instruits. »
Pour les associations présentes, ces obstacles administratifs ont des conséquences très concrètes sur la vie des personnes concernées. « Les migrants ne quittent pas leur pays par plaisir, mais par nécessité », insiste encore le responsable associatif.
Les étudiants étrangers font également face à des situations d’attente prolongée. Paul, membre du réseau Université sans frontières dont le prénom a été modifié, évoque « environ un millier de titres de séjour étudiants en attente à la préfecture ». « Beaucoup d’étudiants nous contactent, paniqués », explique-t-il. Une inquiétude renforcée par une mesure adoptée dans le cadre du budget 2026 : à partir du 1er juillet, les étudiants étrangers non européens et non boursiers ne pourront plus bénéficier des aides personnalisées au logement (APL). Une décision dénoncée par plusieurs organisations étudiantes, qui y voient une forme de « préférence nationale ».
Tout au long du parcours, les manifestants ont également rendu hommage à plusieurs victimes de violences racistes ou policières citées dans l’appel national à manifester. Autant de noms rappelés pour souligner, selon les organisateurs, l’urgence de renforcer les solidarités face au racisme, aux violences policières et aux politiques migratoires jugées de plus en plus restrictives.
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