Agde : Gilles D’Ettore nommé par le préfet de l’Hérault dans une commission alors qu’il est sous écrou

Le Poing Publié le 6 avril 2024 à 10:45
Gilles D'Ettore, le maire d'Agde, en compagnie du maire de Montpellier Michaël Delafosse en septembre 2022 à Agde. (Crédit photo : X -ex Twitter)

Dans un arrêté préfectoral du 25 mars, publié le 29 mars, concernant la commission départementale de la coopération intercommunale, le maire d’Agde, a été nommé parmi les représentants des communes les plus peuplées. Or, Gilles D’Ettore est sous écrou depuis le 21 mars dernier pour “corruption, prise illégale d’intérêt”

L’affaire défraye la chronique depuis quelques semaines. Gilles D’Etorre, ancien des renseignements généraux et maire d’Agde depuis 2002, a été mis en examen et place en détention provisoire le 21 mars dernier pour prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics par une personne dépositaire de l’autorité publique et corruption, sur fond d’une histoire de voyante, qui se serait fait passer pour une voix surnaturelle demandant certains avantages au maire, également président de l’agglomération Hérault méditerranée.

Depuis son placement en détention provisoire, c’est son premier adjoint qui gère les affaires courantes de la Ville, et les différents vice-présidents de l’agglomération continuent quant à eux de travailler sur leurs dossiers.

Mais pendant que Gilles D’Ettore était en détention provisoire, et ce depuis quatre jours, la préfecture de l’Hérault, un arrêté préfectoral rédigé le 25 mars et publié le 29 mars concernant la modification de la composition de la commission départementale de la coopération intercommunale, le nommait parmi les représentants des communes les plus peuplées. Bien évidemment, il bénéficie de la présomption d’innocence et il est logique de voir son nom figurer dans les représentants des villes les plus peuplées, mais ayant connaissance de l’enquête dont il faisait l’objet au moment de la rédaction de l’arrêté, pourquoi ne pas avoir nommé plutôt son premier adjoint, qui gère les affaires de la ville en l’absence du maire, par mesure de précaution, et en attente d’une décision de justice ?

Contactée, la Préfecture de l’Hérault n’a pas répondu à nos questions.

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