Chronique ” Gaza Urgence Déplacé.e.s” | Compte rendu ateliers pour les femmes camps d’Al-Israa et Al – Durra 20/10

21 octobre 2026
Soutien psychologique dans le camp d'Al-Israa crédit photo UJFP Gaza

Quand les émotions prennent la parole : Atelier de soutien psychologique pour 25 femmes déplacées dans le camp d’Al-Israa, à l’ouest de Gaza organisé par l’UJFP

Avant qu’une femme ne trouve le temps de se demander « Comment est-ce que je me sens ? », des dizaines de besoins se sont déjà imposés à elle : un enfant dont il faut s’occuper, un repas à préparer, de l’eau à trouver et un espace exigu à ranger sans cesse. À mesure que les charges s’accumulent, la souffrance peut se manifester sous des formes inattendues : une voix qui s’élève à la suite d’une simple demande, un silence qui se prolonge malgré la présence des autres, ou une envie de pleurer sans que les larmes viennent.

C’est à partir de cet écart entre ce que les femmes accomplissent et ce qu’elles vivent intérieurement qu’a été conçu l’atelier de soutien psychologique Quand les émotions prennent la parole : vers une paix intérieure pour les femmes déplacées. L’atelier a offert un espace pour parler des expériences psychologiques liées au déplacement, écouter les femmes et discuter de démarches permettant de faire face à leur souffrance, en fonction des besoins et de la situation de chaque participante.

L’atelier a commencé par un temps de présentation entre les animatrices et les participantes, afin de réduire les hésitations et d’instaurer un climat de confiance avant d’aborder le thème de la rencontre. Ce premier temps a mis l’accent sur le respect de la vie privée de chaque participante et de son droit à choisir ce dont elle souhaitait parler. Les animatrices ont également souligné l’importance d’écouter sans interrompre ni comparer les expériences. Chaque femme a sa propre situation et sa manière de faire face à l’épuisement. Un même événement peut avoir des répercussions différentes d’une participante à l’autre, même lorsque les conditions d’hébergement et les responsabilités quotidiennes se ressemblent.

Les animatrices ont ensuite expliqué le contenu de l’atelier : aborder la manière dont l’anxiété, la tristesse et l’épuisement peuvent affecter le sommeil, la concentration et la communication avec les enfants et l’entourage. Les échanges ont également porté sur les différentes façons de s’exprimer. Certaines femmes parlent facilement, tandis que d’autres ont besoin de silence, d’écriture ou de quelques mots avant d’entrer dans les détails de leur expérience. Prendre en compte ses émotions commence par leur prêter attention et se donner la possibilité de les comprendre sans pression.

Dans cet atelier, la notion de paix intérieure renvoyait à la recherche d’un certain équilibre au milieu de conditions difficiles, au recours au soutien disponible et à l’atténuation de la culpabilité.

Un dialogue au plus près du quotidien

La séance s’est poursuivie par des activités de dialogue et de partage d’expériences autour des situations qui épuisent les femmes dans le camp. Un espace a été consacré aux émotions les plus présentes, aux circonstances qui les accentuent et à leurs répercussions sur les relations familiales et la capacité à poursuivre les activités de la journée : les demandes incessantes des enfants, l’exiguïté des lieux, le manque d’intimité et la difficulté à prendre une pause. Elles ont également porté sur le sentiment de responsabilité permanente, lorsqu’une femme estime devoir répondre aux besoins de tous, quel que soit son degré de fatigue.

« Je voudrais pleurer, mais les larmes ne viennent pas »« Parfois, j’ai l’impression d’avoir la poitrine pleine et je voudrais pleurer pour me soulager, mais les larmes ne coulent pas. Je reste silencieuse et je continue mes tâches ; ceux qui me voient pensent que je vais bien. Même lorsque je suis seule, j’ai le sentiment que tout reste enfermé en moi et je ne sais pas comment le faire sortir. »

L’animatrice : « Ne pas réussir à pleurer ne signifie pas que tu ne souffres pas. L’expression de la tristesse varie d’une femme à l’autre, et il peut être difficile de trouver les mots ou les larmes lorsque les pressions s’accumulent. Tu n’as pas besoin de te forcer à réagir d’une manière particulière. » « Tu peux commencer par une phrase qui décrit ce que tu ressens maintenant, sans entrer dans des détails dont tu ne souhaites pas parler. Si parler est difficile, tu te sentiras peut-être plus à l’aise en écrivant quelques mots ou en t’asseyant avec une personne de confiance pour lui dire que tu as besoin d’être écoutée. »

L’animatrice précise que l’écriture et la parole sont des possibilités à essayer selon ce qui convient à la participante, et que l’objectif est de réduire la pression qu’elle subit, sans ajouter une nouvelle tâche à sa journée. Elle lui demande également si ce mal-être affecte son sommeil ou sa capacité à poursuivre sa vie quotidienne. Si celle-ci demeure intense ou commence à perturber la vie quotidienne, un suivi spécialisé devient une étape importante pour comprendre la situation et déterminer les soins adaptés.

« Je me mets en colère pour un rien, puis je le regrette » « Je me mets désormais en colère à cause du bruit des enfants, d’une demande répétée, et même d’un objet que je ne trouve pas à sa place. Je hausse rapidement la voix, puis je me calme et je culpabilise. Je sais qu’ils sont fatigués comme moi, mais j’ai l’impression que la moindre petite chose me fait exploser. »

L’animatrice: « Ce que tu décris demande que nous regardions l’ensemble de ta journée, ainsi que le repos et l’aide dont tu bénéficies. La fatigue peut atteindre un point où une situation simple devient difficile à supporter. Nous pouvons travailler à repérer ce moment avant que la tension ne monte. » Elle l’interroge sur les signes qui précèdent la colère, comme les tensions dans le corps, la voix qui s’élève ou la sensation de perdre patience. Elle explique ensuite : « Lorsque tu remarques ces signes, essaie de t’arrêter quelques instants avant de répondre. Tu peux ralentir doucement ta respiration, reporter la discussion ou t’éloigner un court moment si les enfants sont en sécurité. »

Les conseils portent également sur les charges elles-mêmes : réfléchir à une responsabilité qui pourrait être partagée, à une demande qui pourrait attendre ou à une personne à qui la femme pourrait faire appel avant d’atteindre l’épuisement.

L’animatrice aborde également ce qui peut être fait après s’être emportée : « Une fois calmée, retourne voir tes enfants et excuse-toi d’avoir élevé la voix. Explique-leur avec des mots simples que tu étais fatiguée, que crier n’était pas une bonne manière de réagir et qu’ils ne sont pas responsables des pressions que tu subis. »

« Je travaille toute la journée comme une machine »

La troisième situation décrit la poursuite des tâches quotidiennes malgré une diminution de l’envie de parler et de participer : « Je me réveille et je commence les tâches ménagères et les soins aux enfants. Je prépare les repas, je nettoie, je range, puis la journée se termine. J’ai l’impression d’être une machine : je fais tout, mais je ne ressens ni joie ni repos. Quand on me demande ce qui ne va pas, je réponds “rien”, parce que je ne sais pas comment l’expliquer. »

L’animatrice prête attention à ce qui peut se cacher derrière cette activité incessante: « Les autres peuvent te voir assumer tes responsabilités et penser que tu vas bien, mais ta fatigue, ta perte d’envie méritent de l’attention. Nous avons besoin de comprendre ce que tu vis depuis quelque temps, les effets sur ton sommeil, ton appétit, ta concentration et tes relations avec ton entourage.  »

Elle passe ensuite à de premières mesures de soutien : « Nous pouvons commencer par identifier ce qui pèse le plus sur ta journée et réfléchir à une aide que tu pourrais demander. Tu peux aussi choisir un court moment pour t’asseoir avec une personne auprès de qui tu te sens à l’aise, ou une activité simple dont tu as envie, sans exiger de toi un effort qui dépasse tes forces. »

Elle souligne également que l’absence d’amélioration après une démarche simple signifie qu’elle peut avoir besoin d’un soutien plus large, d’une réponse aux causes persistantes de sa détresse ou de soins spécialisés qui l’accompagnent plus longtemps. Si la perte de plaisir et le retrait persistent, ou si leurs répercussions sur la vie quotidienne s’accentuent, l’animatrice explique l’importance d’une orientation vers un professionnel qualifié.

À chaque femme ses besoins propres

Ces trois situations révèlent les différentes formes que peut prendre la souffrance psychologique. La tristesse peut rester sans larmes, la pression se traduire par des colères répétées, ou la souffrance se dissimuler derrière des tâches accomplies en silence chaque jour. La réponse tient compte de la réalité du camp : trouver un endroit calme ou du temps pour soi peut être difficile, et une femme ne trouve pas forcément quelqu’un avec qui partager facilement ses responsabilités. Les propositions doivent donc rester souples et tenir compte des possibilités réellement disponibles. Le soutien psychologique demeure lié à l’allègement des charges et à l’amélioration des conditions de vie. La persistance de la peur, le manque de ressources et la perte de stabilité appellent une réponse qui dépasse l’effort individuel et englobe les services, la protection, les soins et le suivi.

La solidarité entre les participantes

En complément des conseils, l’atelier a offert un espace de rencontre entre les femmes et de découverte d’expériences qui font écho à ce qu’elles vivent. Le soutien commence parfois par un temps consacré à l’écoute, une aide concrète qui allège une responsabilité ou l’accompagnement d’une femme dans sa recherche de soins. Ces démarches prennent toute leur valeur dans un contexte où les relations sociales ont été affectées par les déplacements, la dispersion des familles et la perte de l’environnement familier. Le respect de la vie privée reste le fondement de ce rapprochement, afin que chaque femme conserve le droit de décider de ce qu’elle souhaite partager. Il demeure également nécessaire de disposer de services spécialisés vers lesquels se tourner lorsque la souffrance dépasse ce que les relations de proximité peuvent apporter.

L’atelier du camp d’Al-Israa s’inscrit dans la continuité d’une démarche ayant notamment compris la séance Votre santé mentale d’abord, organisée dans le camp d’Al-Durra à l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale. Alors que la séance d’Al-Durra mettait l’accent sur la sensibilisation à l’importance de la santé mentale et aux signes de stress, celle d’Al-Israa a accordé davantage de place à l’expression des émotions et à la discussion sur les moyens d’y faire face.

Lorsqu’une femme trouve l’occasion de parler, puis une personne qui l’aide à comprendre son état et à connaître les possibilités de soutien et de traitement appropriées, le dialogue devient le point de départ d’un parcours de soins plus large. Un parcours dont les femmes ont besoin alors qu’elles continuent à organiser la vie quotidienne et tentent de se préserver, elles et leurs familles, dans des conditions d’une extrême dureté.

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Votre santé mentale d’abord

À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, les équipes de l’UJFP organisent un atelier de soutien psychologique pour 20 femmes dans le camp d’Al-Durra

Dans les camps de déplacés, de nombreuses mères se retrouvent à devoir gérer sans relâche les besoins de leur famille avec des ressources limitées et à rassurer leurs enfants alors qu’elles ont elles-mêmes besoin d’être rassurées. De longues journées peuvent s’écouler sans que l’une d’elles trouve l’occasion de parler de son épuisement, ni quelqu’un pour lui demander comment elle fait face à toute cette pression.

Cet atelier visait à sensibiliser à l’importance de la santé mentale dans les conditions de déplacement, à offrir aux femmes un espace sûr pour exprimer leurs émotions et partager leurs expériences, ainsi qu’à leur faire découvrir des pratiques quotidiennes pouvant les aider à gérer les pressions et à prendre soin d’elles-mêmes et de leur famille. Prenant pour point de départ les difficultés vécues par les participantes, l’atelier a souligné que prendre soin de soi constitue un besoin fondamental et que l’épuisement qui s’accumule au fil des jours mérite attention et soins. Relier la sensibilisation à la santé mentale aux réalités quotidiennes des femmes dans le camp et aux difficultés auxquelles elles font face, qui nécessitent un soutien continu.

Chaque participante a ainsi pu se présenter dans la mesure où elle se sentait à l’aise et prendre son temps avant d’aborder des sujets plus personnels. Cette entrée en matière a favorisé un climat de confiance, sans donner le sentiment que la séance constituait une épreuve de prise de parole ou de dévoilement de soi. Les animatrices ont veillé à présenter la rencontre comme un espace d’écoute mutuelle et de respect des expériences, en tenant compte des différences dans la disposition de chacune à participer.

Les animatrices ont expliqué le contenu et les objectifs de l’atelier Votre santé mentale d’abord, relié aux expériences des femmes et à leurs responsabilités quotidiennes. Elles ont présenté la santé mentale comme une composante de la santé générale,en insistant sur le fait que les situations de crise accroissent le besoin de soutien psychologique, particulièrement lorsque la peur persiste, que les pertes se répètent et que les possibilités de repos se raréfient.

Comprendre les pressions et repérer les signes d’épuisement

Dans l’environnement du camp, où il est difficile de séparer les espaces consacrés au sommeil, aux repas, aux jeux et aux échanges familiaux, les désaccords les plus simples peuvent devenir plus éprouvants. L’atelier a donc consacré une partie de la séance à l’identification des signes de tension et d’épuisement psychologique, ainsi qu’à la compréhension des changements qui peuvent accompagner une pression prolongée.

Les difficultés à se détendre, les troubles du sommeil, l’irritabilité et les difficultés de concentration ont été abordés comme autant de manifestations qui méritent de l’attention lorsqu’elles affectent la vie quotidienne. Une femme qui se sent épuisée a besoin de personnes qui comprennent sa situation et la soutiennent, ainsi que d’un moment où elle cesse d’exiger d’elle-même de supporter toujours davantage. Les échanges ont porté sur les liens entre la pression psychologique et les interactions au sein de la famille, ainsi que sur la manière dont la fatigue peut se répercuter sur le ton employé et les réponses aux demandes des enfants.

Des activités interactives ancrées dans la vie quotidienne

L’atelier s’est poursuivi par une partie interactive, à travers des activités de dialogue, d’expression et de partage d’expériences sur ce qui aide les femmes à surmonter les moments difficiles. Les discussions se sont concentrées sur la réalité de la vie sous les tentes, marquée par la promiscuité, le manque de ressources et la réduction de l’intimité. La responsabilité de s’occuper des enfants a également occupé une place importante, en tant que charge quotidienne nécessitant un effort émotionnel constant. Grâce au partage d’expériences, les échanges se sont élargis aux moyens simples susceptibles d’apporter aux femmes un peu de calme au cours d’une journée chargée.

Elles ont permis de discuter de l’importance de prendre une courte pause lorsque les circonstances le permettent, de prêter attention aux signes de fatigue et de chercher une personne de confiance à qui parler. Les expériences des participantes ont également contribué à montrer comment les difficultés peuvent se ressembler, tout en donnant lieu à des façons différentes d’y faire face. L’écoute mutuelle a permis de découvrir des savoirs issus de la vie elle-même et des efforts répétés des femmes pour protéger leur famille et se soutenir les unes les autres.

Le soutien mutuel et l’attention portée à la famille

Dans ce contexte, l’importance de relations de soutien au sein du camp s’est dégagée, afin de prendre des nouvelles les unes des autres, de se rassurer et de s’entraider lorsque les pressions s’intensifient. Parler avec une femme vivant une situation similaire peut atténuer le sentiment d’isolement et permettre de comprendre les émotions sans avoir à en expliquer tous les détails. Le contenu de l’atelier a néanmoins respecté la singularité de chaque expérience, car des conditions de déplacement semblables ne signifient pas que les femmes sont affectées de la même manière.

La discussion s’est étendue à l’accompagnement des enfants dans les moments de tension, à l’importance d’écouter leurs craintes et d’utiliser des mots simples pour les aider à s’exprimer. Soutenir les mères commence par reconnaître ce qu’elles assument et leur offrir de réelles possibilités d’obtenir de l’aide. Prendre soin de soi a ainsi acquis un sens concret, lié à la possibilité pour la femme de continuer à avancer sans épuiser entièrement ses forces, ainsi qu’à son droit de trouver du soutien face aux charges quotidiennes.

La parole aux participantes

L’une des participantes a décrit l’effet de la rencontre en ces termes :« La Journée mondiale de la santé mentale nous a rappelé que nous nous étions oubliées au milieu de l’agitation et de la fatigue. Cette séance nous a rappelé combien notre santé mentale est essentielle pour pouvoir continuer à prendre soin de nos familles. »

Une autre participante a déclaré : « Nous avons appris que demander un soutien psychologique et parler de ce que nous traversons n’est pas une faiblesse, mais une démarche courageuse pour nous protéger, nous et nos enfants, de l’effondrement. »

Ce témoignage a ouvert la discussion sur la gêne qui peut accompagner une demande de soutien et sur la crainte du regard des autres face à la souffrance psychologique. L’atelier a encouragé les femmes à demander de l’aide lorsqu’elles en ressentent le besoin, sans attendre que les pressions deviennent trop lourdes à supporter. Il a également insisté sur l’importance de prendre la souffrance au sérieux, en particulier lorsque ses effets persistent et perturbent le sommeil, les relations ou l’accomplissement des responsabilités habituelles. La participation collective a donné aux femmes l’occasion de s’arrêter sur ces besoins et de les nommer clairement.

Un soutien adapté aux conditions de déplacement

Les animatrices ont veillé à relier la discussion à la réalité du camp, afin que les idées proposées répondent à ce que vivent effectivement les femmes. Des suggestions nécessitant un endroit calme ou beaucoup de temps peuvent être difficiles à mettre en pratique sous les tentes ; tenir compte de ces conditions constitue donc un élément essentiel d’un soutien utile. L’attention s’est ainsi portée sur des gestes simples et souples, adaptables aux moyens disponibles, sans promettre que des pratiques individuelles feraient disparaître les causes de la souffrance. Le manque de ressources, la prolongation du déplacement et l’absence de stabilité représentent des charges qu’aucune femme ne peut résoudre seule. L’amélioration des conditions de vie, l’accès aux services et au soutien demeurent des nécessités.

En organisant cet atelier, les équipes de l’UJFP ont contribué à offrir un espace d’écoute, de sensibilisation et de soutien mutuel, dans un contexte qui nécessite la poursuite de ce type de rencontres. La valeur de ces espaces permet aux femmes de s’exprimer sans pression, de reconnaître leurs besoins sans culpabilité, de réfléchir aux moyens de demander du soutien.

Entre une tente trop étroite pour ses occupants et une journée qui s’allonge au rythme des responsabilités, consacrer du temps aux femmes revient à reconnaître que ce qu’elles portent en elles mérite aussi de l’attention.

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