Alliance de la police et des fascistes à Montpellier : l’influenceur Charlie D. alias “Alpha Rise” aux côtés d’Anthony Lacoste, des Jeunes d’Oc

Jules Panetier Publié le 25 octobre 2026 à 14:47 (mis à jour le 25 octobre 2026 à 15:51)
Charlie D. alias "Alpha Rise", à gauche, et Anthony Lacoste, à droite

La veille de la manifestation du 24 octobre, Le Poing alertait sur la constitution d’une milice à Montpellier pour venir en « aide » aux commerçants face aux révoltes du 17 octobre. L’influenceur viriliste Charlie D., alias « Alpha Rise », acteur porno et coach sportif, avait en effet appelé à se mobiliser aux côtés des forces de l’ordre. Une initiative soutenue localement par les militants identitaires de Jeunes d’Oc, et relayée dans des boucles Telegram aux messages explicitement racistes. Pas de quoi effrayer Midi Libre, qui préférait parler d’une « mobilisation citoyenne pacifique », tandis que CNews se réjouissait d’une « initiative d’entraide ». Ce qui devait arriver arriva : une milice d’une vingtaine de jeunes hommes a déambulé dans le centre-ville le 24 octobre, frappant des manifestants, sous la protection de la police.

Le 24 octobre, malgré l’interdiction préfectorale, le couvre-feu, des trains supprimés, l’arrêt des trams et des bus et un hélicoptère de la gendarmerie tournant en boucle, plus de 6 000 manifestants ont battu le pavé à Montpellier. À la répression de la police s’est ajoutée celle d’une milice fasciste composé d’une vingtaine de jeunes hommes, composée d’ultras de la Butte Paillade, d’anciens policiers et gendarmes, de militants identitaires de Jeunes d’Oc, dont son chef Anthony Lacoste, et de personnes ayant répondu à l’appel de l’influenceur Charlie D., alias « Alpha Rise », acteur porno et coach sportif souhaitant venir en « aide » aux commerçants. Munis d’un foulard blanc, ils ont frappé des manifestants dans le centre-ville, de l’après-midi jusqu’à la tombée de la nuit, sous la protection de la police. Les vidéos sont sans équivoque et illustrent à elles seules l’alliance objective entre la police et les fascistes :

https://twitter.com/davidhutinphoto/status/2114123281787912576/video/1

https://twitter.com/Portes_Thomas/status/2114264349980213273/video/1

C’est aujourd’hui le bal des hypocrites. Alors que ces violences étaient parfaitement prévisibles, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez regrette des « des militants de l’ultradroite qui cherchaient à s’affronter avec des militants de l’ultragauche », et le maire de Montpellier Michaël Delafosse réclame une enquête. La police va-t-elle enquêter sur la police ?

Par ailleurs, dans la journée, quelques militants du groupe raciste et homophobe de la Ligue du Midi se sont rassemblés sur un rond-point près de Saint-Gély-du-Fesc avec comme banderole : « remigration », 2 jours après l’attentat raciste de Trappes.

Le local militant du Quartier Généreux a également été vandalisé dans la soirée.

Au regard de ces évènements, les revendications antifascistes risquent fort de renforcer la mobilisation du samedi 31 octobre.

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