PoliceJustice
En Bref 31 janvier 2021

Les six interpellés de la manif loi sécurité de Montpellier relâchés : une stratégie d’intimidation ?

Pendant la manif du 30 janvier sur Montpellier. Crédit photo : Samuel Clauzier Retrouvez plus de ses photos sur sa page facebook Masleu.

Six personnes ont été interpellées le 30 janvier pendant la manifestation de Montpellier contre la loi sécurité globale. Parmi elles, cinq ont subi un simple contrôle d’identité au poste. La sixième est sortie de garde à vue sans convocation pour le moment.

Avec plusieurs milliers de participants, la manifestation de ce samedi 30 janvier à Montpellier a de nouveau beaucoup mobilisé. Pleine d’énergie malgré la pluie, celle-ci a donné lieu à une manifestation sauvage, à la suite du parcours déclaré en préfecture prenant fin sur le parvis de la mairie, et qui aura rassemblé des centaines de personnes.

Pourtant sans dégradations, ce retour vers l’Ecusson aura été l’occasion pour la police de procéder à six interpellations. Parmi elles, cinq ont subi un simple contrôle d’identité au poste. La sixième, accusée de tags sur les murs de l’hôtel de police pendant la partie déclarée de la manifestation, nie les faits. Elle est sortie de garde à vue ce dimanche 31 janvier vers 15h sans convocation pour le moment. Des soutiens rassemblés devant l’Hôtel de Police ont pu l’accueillir.

Ces arrestations ressemblent donc à une stratégie policière et préfectorale d’intimidation, à un moment où le mouvement est rejoint par de nombreux jeunes issus du mouvement des Free Party. Le préfet de l’Hérault a d’ailleurs signifié sa volonté de ne pas voir de sonorisation techno de la manifestation, bien que ses arguments juridiques aient été contestés par le collectif Danger Loi Sécurité Globale Montpellier. Par ailleurs la même politique répressive a été appliquée sur Béziers, puisque la police a saisi du matériel sonore et placé deux personnes en garde à vue après la manifestation contre la loi sécurité globale.


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Montpellier: le mouvement Free Party persiste dans la lutte contre la loi sécurité globale