Social
Reportage 16 octobre 2018

Montpellier-III : des vigiles empêchent la tenue d’une assemblée générale étudiante

par Le Poing

Une trentaine de vigiles de la société de sécurité privée APS Sud ont empêché ce matin une centaine d’étudiants de l’université Paul-Valéry (Montpellier-III) de participer à une assemblée générale contre Parcoursup et la loi ORE. Un comité de mobilisation a tout de même réussi à se réunir, en extérieur et sous la pluie.

« Plusieurs milliers d’euros dépensés pour ce déploiement »

Ces agents de sécurité connaissent bien le campus : ils patrouillaient déjà lors du dernier printemps étudiant et ils ont empêché le blocage de la faculté le 9 octobre dernier, lors de la journée de mobilisation interprofessionnelle. « Je suis toujours en attente de réponse pour mon master regrette un étudiant, et nous sommes des milliers dans cette situation en France. Sur Nanterre, ils ont bloqué les bâtiments de la présidence, et ils ont obtenu des choses. » En colère, un autre étudiant a pris la parole pour pointer du doigt la direction qui « dépense plusieurs milliers d’euros pour déployer des vigiles, alors qu’elle embauche d’autres personnes sous-payées sous le statut du service civique, pour un travail qu’elle devrait rémunérer de façon bien plus importante ».

La petite assemblée de ce matin a décidé d’envoyer une délégation à la présidence et de rédiger un communiqué de presse pour dénoncer les mesures antidémocratiques de la direction. L’objectif est aussi de tenir l’administration par la laisse du portefeuille : le déploiement de vigiles coûte cher et le président de l’université, Patrick Gilli – qui ne cesse de dénoncer « les pertes économiques » de la mobilisation – devra bien finir par justifier ces dépenses.


ARTICLE SUIVANT :

Répression à Montpellier : la police annule la convocation de Jules Panetier car l'enquête ne serait « pas à jour »