Social
Reportage 27 janvier 2022

Montpellier : profs, parents et personnels de l’éducation nationale parodient Blanquer en manif

Après deux jours de mobilisation les jeudis 13 et 20 janvier dans l’éducation nationale, quelques dizaines de parents d’élèves, profs et personnels ont manifesté entre l’Hôtel de Ville et le rectorat, en forme de parodie des vacances du ministre Blanquer à Ibiza.


Rendez-vous était donné à 14h ce mercredi 26 janvier devant le parvis de l’Hôtel de Ville. Le collectif “Une école un avenir”, à l’initiative de la mobilisation du jour, s’est formé pendant les précédentes luttes locales pour plus de moyens dans les écoles et collèges. Il regroupe maintenant une quarantaine d’écoles de la ville, profs, parents, ou personnels confondus. On note une faible présence syndicale, puisque seuls certains représentants de Force Ouvrière ont pu faire le déplacement. Lesquels de revendiquer, au micro, que “cesse cette alternative fumeuse dans la gestion de la crise sanitaire entre fermeture des écoles et ouverture en l’état. L’Etat doit garantir la scolarité, avec des embauches, et en assurant la sécurité de tous.”
C’est que le mouvement naissant dans l’éducation nationale porte sur plusieurs points : manque de moyens, précarisation des métiers, enchaînement ahurissant ( des dizaines ) de protocoles sanitaires, jugés absurdes. Pour en savoir plus, lisez ce papier.
Le collectif “Une école un avenir”, après avoir obtenu entrevue avec Fanny Dombre Coste, première adjointe au maire chargée de l’Education, demande maintenant une rencontre avec Delafosse lui-même. Rappelons que l’autorité locale est, en plus du rectorat, la municipalité pour les écoles, le département pour les collèges, et la région pour les lycées.
Au soir de la journée de grève historique du 13 janvier, après une réunion de trois heures avec les syndicats, le ministre de l’éducation nationale a promis le recrutement de 3 300 contractuels, 5 millions de masques FFP2 et d’étudier la possibilité d’un report d’une partie des épreuves du bac. Ces annonces ont eu pour effet de détacher d’un front syndical exceptionnellement large l’Unsa, le Snalc et le Sgen-CFDT. La FSU, FO, la CGT, SUD, et les nombreux collectifs d’établissements et associations de parents d’élèves, lancent un appel à participer massivement à la journée de grève et de manifestation interprofessionnelle du 27 janvier.


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