“Quatre AED en plus” : un mois après les violences, le lycée Jules-Guesde demande plus de moyens
Ce jeudi 7 mai, enseignants, élèves et parents du lycée Jules-Guesde étaient devant le rectorat de l’académie de Montpellier pour la deuxième fois en une semaine pour demander des postes d’assistants d’éducation en plus, un mois après la diffusion d’une vidéo montrant une altercation entre un professeur et un élève au sein de l’établissement
Deuxième manifestation de la semaine pour le lycée Jules-Guesde de Montpellier. Après une première mobilisation lundi 4 mai sous une pluie battante et une rencontre avec la rectrice, la communauté éducative de l’établissement a obtenu deux postes d’assistants d’éducation supplémentaires, contre les quatre demandés. C’est justement ce qui a poussé enseignants, élèves et parents à revenir devant le rectorat, ce jeudi 7 mai, pour demander la création de deux postes en plus, un mois après la diffusion d’une vidéo montrant une altercation entre un professeur et un élève au sein de l’établissement. Selon plusieurs témoignages concordants, le professeur aurait tenté de filmer un élève refusant de présenter sa carte scolaire. L’élève aurait alors frappé le téléphone, provoquant une gifle en retour. Le rectorat a annoncé le 22 avril dernier que deux élèves passeraient en conseil de discipline à la suite de cette altercation, et que le professeur ferait l’objet d’un rappel à ses obligations professionnelles.
“Nos demandes de moyens humains datent d’avant ces violences, mais ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase”, analyse Carole, enseignante au lycée. Aurélie, une de ses collègues, complète : “Très vite après l’agression, on a commencé à discuter avec nos élèves, qui étaient choqués comme nous de ce qui venait de se passer, et on a tous eu le même constat. Le fait qu’on ait pu discuter rapidement a fait redescendre la tension au sein de l’établissement.”
Pour Lisa, élève de première au lycée et déléguée au Conseil de Vie Lycéenne (CVL), cette union entre enseignants et élèves est justement “très importante” à ses yeux : “Après l’agression, les professeurs ont fait des réunions de leur côté, et nous, au Conseil de Vie Lycéenne, on a réuni les élèves. Très vite, on s’est dit qu’il fallait se réunir pour discuter ensemble.” Outre la demande de recrutement d’AED, la communauté éducative de l’établissement demande aussi la création d’un demi-poste d’infirmière scolaire supplémentaire. “Il n’y en a qu’une seule pour 2 700 élèves, qui est présente la moitié de la semaine, c’est dangereux pour nous, qui pouvons tomber malade à tout moment”, s’inquiète Justin, élève de terminale, lui aussi délégué au CVL.
Une délégation de professeurs, élèves et parents a été reçue au rectorat.
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