Retraites : les cheminots montpelliérains reconduisent la grève en assemblée

Le Poing Publié le 9 mars 2023 à 18:17
Des cheminots en déplacement à la faculté Paul-Valéry en soutien aux étudiants mobilisés contre la réforme des retraites, le 9 mars 2023 à Montpellier

Réunis en assemblée générale express et délocalisée sur le campus principal de la fac de lettres Paul Valéry, les cheminots montpelliérains en grève contre la réforme des retraites ont reconduit leur mouvement de grève pour la journée du vendredi 10 mars

Ce matin du jeudi 9 mars, des cheminots montpelliérains en grève contre la réforme des retraites étaient venus prêter main forte aux étudiant.e.s de Paul Valéry, alors que pour la seconde journée d’affilé l’intégralité des bâtiments y étaient bloqués par des barricades faites en mobilier.

Ils en auront profité pour tenir leur assemblée générale du jour. Laquelle a décidé de reconduire la grève pour ce vendredi 10 mars. « Il y a comme un parfum de révolution », s’enthousiasmait l’un d’eux plus tôt dans la mâtinée. « Même si le taux de grévistes à la SNCF est moins important que le 7 mars, il reste très significatif, avec plus de 40% des collègues qui suivent la reconductible. », développe ce militant de la CGT Cheminots. Efficace, puisque ce jeudi 9 mars un train sur trois seulement en moyenne circule.

Si la reconduction de la grève à la SNCF est encouragée par l’ensemble des organisations syndicales, deux d’entre elles seulement étaient représentées ce matin pour cette rencontre montpelliéraine entre étudiant.e.s et cheminot.e.s : la CGT donc, et Sud Rail.

Demain, vendredi 10 mars, une nouvelle assemblée des cheminot.e.s en grève est prévue dans la mâtinée. Dans la foulée, à midi, un barbecue, ouvert à toute personne mobilisée contre la réforme des retraites, aura lieu à la résidence SNCF rue Collin, également accessible depuis la voie F. 

Notons que sur Montpellier, les contrôleurs sont plutôt absents de la mobilisation pour le moment. En cause selon certains cheminot.e.s : les tensions encore vives autour de la grève des contrôleurs de décembre pour l’obtention d’une prime, lancée en dehors des organisations syndicales par les réseaux sociaux, et qui n’avaient pas toujours été soutenues par les syndicats dans leur volonté de maintenir la grève pendant les fêtes de fin d’année. Côté contrôleurs participants à la lutte autonome de décembre, dont certains avaient une carte dans un syndicat cheminot, on parlait à chaud de l’efficacité de telles méthodes (la SNCF a effectivement lâché la prime demandée), là où certains syndicalistes mettaient en avant la mauvaise image que peut laisser un blocage des usagers pendant la Noël dans l’opinion publique.

Rappelons que les contrôleurs de la SNCF ont un pouvoir de blocage important, puisque leur mission ne consiste pas seulement à contrôler les usagers, mais aussi à veiller à la sécurité de tous (vérifier qu’il n’y ai personne sur les voies entre autres). Même si la direction de la SNCF a ces dernières années supprimé certains binômes de contrôleurs au profit de patrouilles individuelles, elle n’est toujours pas autorisée à laisser partir des trains sans contrôleur.

Nos articles sont gratuits car nous pensons que la presse indépendante doit être accessible à toutes et tous. Pourtant, produire une information engagée et de qualité nécessite du temps et de l’argent, surtout quand on refuse d’être aux ordres de Bolloré et de ses amis… Pourvu que ça dure ! Ça tombe bien, ça ne tient qu’à vous :


ARTICLE SUIVANT :

8 mars 2023. Répétition générale pour une révolution féministe