PoliceJustice
En Bref 12 septembre 2019

Une gilet jaune de Montpellier arrêtée près de deux mois après les délits reprochés

par Le Poing
La vengeance est un plat qui se mange froid. Une gilet jaune de Montpellier a été interpellée mardi dernier, avant d’être placée près de deux jours en garde à vue. Son arrestation était ciblée : selon nos informations, elle ferait l’objet d’une enquête policière ouverte il y a plus de six mois. La prévenue a été déférée ce jeudi au tribunal de grande instance de Montpellier. Elle est passée devant un juge des libertés et de la détention, qui a décidé de la placer sous contrôle judiciaire – pointage hebdomadaire au commissariat, interdiction de manifester et de détenir une arme – jusqu’à son procès prévu pour le 12 novembre 2019. Le procureur avait requis, en vain, un placement en détention provisoire. La gilet jaune serait visée par des accusations de « participation à un attroupement en vue de commettre des violences et des dégradations » et « dégradations », des délits réputés avoir été commis, selon la version policière, l’été dernier à Montpellier lors de deux manifestations de gilets jaunes. Cette arrestation ciblée est une preuve de plus, s’il en fallait, que les autorités disposent de moyens colossaux pour traquer les gilets jaunes. Pendant ce temps-là, les forces de l’ordre qui ont éborgné, mutilé et intimidé des manifestants ne sont inquiétées par aucune autorité.

MAJ : 14/09/2019 : la prévenue a été perquisitionnée lors de sa garde à vue, et la police a saisi du matériel informatique.


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