Politique
En Bref 25 février 2020

500 personnes en AG à Paul Valéry ce lundi : Vers un 5 mars massif ?

Après une assemblée générale laborieuse avant les vacances, le mouvement étudiant commencerait-il à se structurer ? Environ 500 personnes se sont réunies en assemblée générale ce lundi 24 février. Dès le matin, la faculté a été bloquée par des étudiants en lutte contre la réforme des retraites, la précarité étudiante et la loi de programmation pluri-annuelle de la recherche (LPPR).


La présidence de l’université s’est d’ailleurs fendue d’un mail pour suspendre les cours jusqu’à 14h pour éviter « d’accroître les tensions » avec « des étudiant-e-s encapuchonné-e-s ». C’est peut être ce mail qui a fait augmenter les effectifs en assemblée générale, où les professeurs et personnels en lutte contre la loi LPPR étaient plus présents qu’à l’accoutumée, dans l’idée de converger avec les étudiants.

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Mail du 24 février adressé aux étudiants par l’université Paul Valéry

Ensemble contre la loi LPPR



Plusieurs interventions se sont succédées pour détailler les projets de loi actuels : retraites, LPPR, et, nouveauté, le RUA (revenu universel d’activité), prochaine réforme de Macron visant à fusionner les aides sociales. Ce projet suscite des inquiétudes chez les étudiants, qui y voient pour certains « une liquidation de nos CROUS et une baisse de nos bourses et de nos APL ».
Plusieurs professeurs et personnels de la fac ont exprimé leur envie de se joindre aux étudiants dans la mobilisation. Un comité de mobilisation commun entre les enseignants, étudiants et personnel en lutte est ainsi en train de voir le jour.

Ces derniers ont statué sur les revendications suivantes : Retrait du projet de loi LPPR, Retrait du RUA, le salaire étudiant, la banalisation des cours pendant les assemblées générales… (retrouvez le compte rendu complet de l’assemblée générale sur la page Paul Va lève toi). Des assemblées générales d’UFR vont être organisées les 1er et 2 mars pour que les étudiants et enseignants puissent discuter au sein de leurs filières en vue de préparer la journée du 5 mars.

Le 5 mars, journée fac morte

Dans une tribune nationale publiée en début d’année civile, plusieurs laboratoires de recherches et facultés appellent à une mobilisation massive dans les université le 5 mars. Blocage, grève de la recherche, cours de substitution, démission des tâches administratives, rétention des notes… Une large palette de modes d’actions semble envisagée au niveau national.

A Montpellier, l’assemblée générale a voté la tenue d’une réunion d’information le 3 mars, d’un blocage reconductible à partir du 5 mars (à part pour les pré-fabriqués où des étudiants préparent des concours) et d’un cortège universitaire en manifestation ce jour là. Le blocage reconductible à partir du 25 février a lui été rejeté au vote, et l’idée du blocage illimité a été refoulée.

La mobilisation semble donc se structurer à Paul Valéry, et le 5 mars promet d’être une journée massive dans le champ universitaire. Comme souligné lors d’une intervention pendant cette AG, « Les étudiants peuvent donner un nouveau souffle à la contestation sociale actuelle ». Le vent de la révolte estudiantine remuera-t-il les rues le 5 mars ? Si beaucoup de choses restent à construire, l’assemblée générale de Paul Valéry semble déterminée à s’engager dans la lutte !


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