Nicole, montpelliéraine engagée sur la Flottille pour Gaza : « une pluie de drones s’est abattue sur nous »
Dans la nuit du 29 au 30 avril, l’armée israélienne a intercepté une partie d’une nouvelle flottille qui souhaitait briser le blocus de Gaza, dans les eaux internationales entre la Sicile et la Grèce. Le Poing a pu joindre Nicole, montpelliéraine de 67 ans engagée dans la flottille, qui se décrit comme une “rescapée de cette opération d’enlèvement”. Elle appelle les militants restés sur terre à faire pression sur le gouvernement pour qu’il fasse respecter le droit international
« Je peux vous lire le texte que j’ai écrit ? Je serai peut-être plus à l’aise… Attendez, je m’éloigne des bruits de moteur… Vous m’entendez ? » Au téléphone, sa voix est tremblante. Nicole, montpelliéraine de 67 ans, qui se définit comme « pas ultra politisée, non violente et anti-militariste » , vient de passer une nuit des plus anxiogènes. Engagée sur la flottille Sumud par sentiment de révolte contre « le non respect des peuples et du droit international », cette ancienne infirmière a été témoin, dans la nuit du 29 au 30 avril, de l’arrestation illégale de 185 militants par l’armée israélienne dans les eaux internationales entre la Sicile et la Grèce, alors qu’une cinquantaine de bateaux tentent de briser symboliquement le blocus instauré par l’État Hébreu.
« Une pluie de drones s’est abattue sur la flottille, les forces israéliennes à bords de Zodiaks sont montés à bord de 21 bateaux pour kidnapper des militants et laisser leurs voiliers en pleine mer. Moi, je dormais, le capitaine du bateau sur lequel je suis m’a réveillée et m’a dit de me préparer. On a éteint toutes les lumières. On a eu de la chance, on est des rescapés », raconte-telle. « Où vont-ils emmener nos camarades ? Nous ne savons rien d’eux », ajoute l’héraultaise. « Avant de partir, nous avons été formés par des membres de la flottille précédente, qui nous ont expliqué quoi faire en cas d’enlèvement, mais nous sommes inquiets pour nos camarades… »
Quand on lui demande si elle à un message à faire passer aux militants restés à terre, sa réponse est limpide : « Il est grand temps que les peuples se soulèvent face à un tel génocide, que les médias nous relaient pour venir en aide aux populations colonisées, opprimées et tuées sauvagement. Et surtout, faites pression sur le gouvernement Français pour qu’il fasse appliquer le droit international et qu’il protège ses ressortissants. »
Le site de la Global Sumud Flottilla a d’ailleurs mis en ligne un tutoriel pour interpeller le gouvernement français afin de demander la Protection des ressortissants français à bord de la Global Sumud Flotilla.
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