Propos déplacés, signalements sans réponse : la colère monte au lycée Jean-Monnet de Montpellier

Le Poing Publié le 29 mai 2026 à 13:59
Des élèves, des parents et des enseignants du lycée Jean-Monnet de Montpellier dénoncent depuis plusieurs mois les propos et comportements d'un professeur. (Capture d'écran Google maps)

Des élèves, des parents et des enseignants du lycée Jean-Monnet de Montpellier dénoncent depuis plusieurs mois les propos et comportements d’un professeur. Après des signalements restés sans réponse débouchant sur un débrayage ce mardi, l’enseignant aurait été placé en congé d’office. Mais la question de la rentrée reste entière

Les filles, si vous avez des questions intimes, venez me voir à la fin du cours.” “Je suis là pour vous accompagner dans votre future vie sexuelle.” “De toute façon, vous en connaissez beaucoup des filles qui se sont fait violer, vous ?” Ces propos, rapportés par des élèves du lycée Jean-Monnet de Montpellier, ne sont qu’une partie de ce qu’aurait tenu un enseignant de l’établissement. Des gestes déplacés sont également signalés.

Mardi 26 mai, une quarantaine d’enseignants ont débrayé l’après-midi après une assemblée générale. Un premier signalement avait pourtant été transmis au proviseur dès le 27 mars, suivi d’un courrier au rectorat le 17 avril — resté sans réponse. Ce n’est qu’après un signalement des parents d’élèves, le 11 mai, que l’enseignant a été reçu au rectorat. Il aurait depuis été placé en congé d’office pour un mois, une mesure que le rectorat refuse de confirmer ou démentir selon nos confrères de Ici Hérault (ex France Bleu). L’institution assure que “tout signalement fait l’objet d’une attention immédiate.

Les enseignants, qui envisagent de saisir le procureur de la République via l’article 40 du code de procédure pénale, ne veulent ni d’un retour à Jean-Monnet, ni d’une simple mutation. La question reste donc entière : que se passera-t-il à la rentrée ?

Nos articles sont gratuits car nous pensons que la presse indépendante doit être accessible à toutes et tous. Pourtant, produire une information engagée et de qualité nécessite du temps et de l’argent, surtout quand on refuse d’être aux ordres de Bolloré et de ses amis… Pourvu que ça dure ! Ça tombe bien, ça ne tient qu’à vous :


ARTICLE SUIVANT :

Beaucaire : procès en diffamation contre la presse indépendante, le RN sort les griffes