Le rassemblement contre le LIEN donne rendez-vous le 20 novembre

Le Poing Publié le 6 novembre 2021 à 20:16 (mis à jour le 6 novembre 2021 à 23:43)
René Revol, maire de Grabels aux côtés d'un manifestant, écoutant les prises de paroles des associations

La matinée de ce samedi 6 novembre a vu converger devant la préfecture de Montpellier quelques 200 ou 300 personnes qui avaient pour mot d’ordre l’arrêt des travaux de la route du LIEN.

L’évènement, porté par le SOS Oulala, était prévu avant même l’évacuation de la ZAD. Les évènements des derniers jours (voir cet article ou celui-ci) auront donné une autre tonalité au rassemblement qui a mobilisé peu ou prou toutes les tendances militantes. Les chants de la chorale militante et les percussions de la batucada ont rythmé les nombreuses prises de paroles durant un peu plus d’une heure.

“Qu’importe les lois, qu’importe le débat quand on a les moyens du plus fort”.

Ciblant le préfet Hugues Moutouh, le président départemental Kleber Mesquida et celui de l’agglomération, Michael Delafosse, le porte-parole du SOS Oulala donne le ton. Et chacun de ces 3 hommes de pouvoir en prendra pour son grade au cours des différentes interventions. Anv-Cop21, reprenant le tweet d’Hugues Moutouh lors de l’expulsion de la ZAD «Pas d’impunité pour ceux qui agressent les forces de l’ ordre et violent la loi», pose la question “mais qui est l’agresseur ?”, dénonçant la traque des zadistes mais faisant également un rappel des dernières exactions du haut fonctionnaire à l’encontre des sans-papiers ou des bidonvilles. France Nature Environnement évoquant son courrier au préfet rappellera qu’il “ne peut pas s’arroger les compétences du Conseil d’Etat et décider lui-même que l’autorisation qui est en cours de jugement est légale”.

Légale ou illégale, la lutte est légitime

Sur le point de la légalité justement, le porte-parole de l’UCL rappelait à juste titre que peu importe la légalité ou non de l’expulsion et des travaux, “il ne faut pas lâcher les gens qui se font criminaliser et qui vont continuer à l’être. La légitimité de ce combat est écologique, sociale et démocratique”. René Revol, maire LFI de Grabels s’est également exprimé affirmant : “Je suis d’accord avec tout ce qui a été dit, je ne vais pas en dire plus. Il faut mettre fin à l’hypocrisie. Tenir des discours dans les sommets internationaux contre le changement climatique le dimanche [M. Delafosse était invité à la COP 26 à Glasgow pour parler du “modèle de gratuité des transports”] et signer les papiers qui vont permettre la construction du LIEN ou encore du COM [contournement ouest de Montpellier]. On continuera de se battre à vos côtés”. Des occupantes de la ZAD, présent·es en nombre, ont également appelé à du soutien (hébergement, matériel, etc.) suite à leur expulsion.

Projet du passé, victoire du présent ?

“Qu’on soit une commune, des mouvements associatifs ou révolutionnaires, ce qui nous porte c’est le présent. Alors rendez-vous le samedi 20 novembre sur le tracé du LIEN à Saint Gély. On lâche rien et à bas le LIEN” conclura Romain pour le SOS Oulala. Et puis nous on vous en dit plus bientôt sur Le Poing.

(Pour retrouver l’intégralité des prises de paroles voir ici).

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