Montpellier : les agents de nettoyage d’Onet en grève pour demander des embauches en CDI
Ce lundi 9 février, les salariés d’Onet, entreprise qui gère le nettoyage de bâtiments de la SNCF à Montpellier, étaient en grève pour dénoncer le non-renouvellement de contrats de deux de leurs collègues, à qui l’ancien chef de secteur aurait promis un CDI. Les grévistes craignent une surcharge de travail en cas de baisse des effectifs
C’est devant la rutilante “tech tower” qui abrite depuis novembre dernier ingénieurs et techniciens de la SNCF, dans le quartier de la gare, que les salariés d’Onet tiennent leur piquet de grève, ce lundi 9 février. Les employés de cette entreprise de nettoyage (une quinzaine sur le site), se mobilisent pour dénoncer le non-renouvellement de deux CDD. Xavier Leroux, chef d’équipe et syndiqué CGT, explique : “Depuis le 3 novembre, deux salariés ont multiplié les CDD. Lors du goûter de fin d’année en décembre, l’ancien chef de secteur,qui est parti début janvier, leur a fait une promesse d’embauche en CDI à l’oral devant toute l’équipe. Leur dernier contrat courrait du 1er au 8 février, et pour le moment, on ne leur a rien proposé, la direction évoque des contraintes financières qui ne permettraient pas de renouveler ces contrats.”
Une décision qui pourrait avoir un fort impact sur les conditions de travail des agents : “Le bâtiment fait six étages, on avait jusque là un étage par agent. Si on en enlève deux, les quatre autres vont devoir se répartir le travail, alors qu’on a déjà un métier pénible où les troubles musculo-squelettiques sont légion”, déplore Xavier Leroux. “Cela traduit un manque d’organisation récurrent chez Onet, je ne vois pas comment réorganiser le site avec deux postes en moins sans créer une surcharge de travail”, abonde Khadija Bouloudn, déléguée syndicale CGT chez Onet, qui a mené avec ses collègues une grève de deux mois et demi au CHU de Montpellier à l’automne 2023. Les salariés, qui espèrent rencontrer la direction de l’entreprise dans la semaine, demandent l’embauche en CDI de leurs deux collègues désormais sans contrats.
Contactée, la direction d’Onet Montpellier n’a pas donné suite à nos sollicitations à l’heure où nous publions cet article.
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