PoliceJustice
En Bref 4 juillet 2019

Montpellier. Trois mois de prison avec sursis pour les quatre gilets jaunes accusés d’outrage

par Le Poing
Lors du procès, le 27 juin au tribunal de grande instance de Montpellier, une centaine de personnes s'étaient déplacés pour soutenir les quatre gilets jaunes.
Le juge Tremblay du tribunal de grande instance de Montpellier a condamné ce matin à trois mois de prison avec sursis les quatre gilets jaunes accusés d’outrage sur policiers. Lors du procès, le 27 juin, les avocats de la défense avaient réclamé la relaxe, en rappelant que leurs clients ont toujours contesté les accusations, qu’il n’y avait « aucune preuve » dans le dossier, sinon les témoignages des policiers, et qu’il existait de forts soupçons de collusions entre les enquêteurs et les plaignants. De son côté, le procureur Soriano avait parlé de slogans « dégueulasses »« flic suicidé à moitié pardonné » –, et avait requis huit mois de prison avec sursis plus 300€ d’amende par prévenu.

Les avocats des parties civiles, huit policiers et le syndicat Alliance police nationale, réclamaient 10 600 € au total, mais le juge a finalement condamné les prévenus à payer solidairement 5300€ (2400€ de dommages et intérêts pour les policiers, 500€ pour Alliance police nationale plus 2400€ pour les remboursements des frais d’avocats). Les amendes requises par le procureur n’ont quant à elles pas été retenues.

Les condamnés ne savent pas encore s’ils feront appel de la décision, ils ont dix jours pour se décider. Le procureur a également le droit de faire appel, dans les mêmes délais.

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