Saint-Guilhem-le-Désert : la “marche de la fierté occitane” tourne court face à une contre-mobilisation festive

Le Poing Publié le 8 juin 2026 à 16:07
Une partie des présent.es ayant répondu à l’appel de la marche identitaire sur Saint-Guilhem-le-Désert, samedi 6 juin. (DR)

Samedi 6 juin, une trentaine de militants d’extrême droite qui avaient appelé à une “marche de la fierté occitane” à Saint-Guilhem-Le-Désert se sont retrouvés face à plus de quatre-vingts personnes venues faire un contre-rassemblement. Une agression physique a été signalée

Ils étaient venus célébrer leur version de la « fierté occitane », ils sont repartis escortés par deux cars de gendarmes et un hélicoptère. La « marche de la fierté occitane » organisée samedi 6 juin à Saint-Guilhem-le-Désert par des militants identitaires locaux n’aura pas eu le déroulé espéré par ses organisateurs.

C’est l’article du Poing publié jeudi dernier qui a suscité la contre-mobilisation, selon les participants eux-même, qui l’ont fait savoir dans un communiqué rendu public ce lundi 8 juin. Nous y révélions l’organisation d’une marche identitaire à Saint-Guilhem-le-Désert par des militants d’extrême droite, qui entendaient faire de Guilhem de Gellone, fondateur carolingien de l’abbaye locale, un « héros » de la reconquête anti-sarrasine. La mairie avait désapprouvé l’événement à l’unanimité de son conseil municipal, sans pouvoir l’interdire faute d’éléments caractérisant un trouble à l’ordre public.

Face à face place du Portal

Arrivés au point de rendez-vous annoncé par les identitaires, les contre-manifestants constatent l’absence des organisateurs et commencent une déambulation dans les ruelles du village. C’est au détour de ce cortège qu’ils se retrouvent face à une trentaine de militants d’extrême droite. À l’invitation de « marcher ensemble », ces derniers auraient adopté, selon le communiqué, « une ligne de défense », coupant court à tout dialogue.

La suite est décrite comme tendue : menaces verbales, chants nationalistes (dont une version de Le Chasseur de Michel Delpech, utilisée comme référence à un hymne des mercenaires) et, selon les signataires du communiqué, au moins un coup violent porté au visage d’un participant du contre-rassemblement. Une plainte devrait être déposée.

Mise en scène sur les marches de l’église

Incapables de poursuivre leur marche, les militants identitaires se seraient ensuite repliés sur les marches de l’église Saint-Laurent, pour ce que le communiqué décrit comme une séance de « prises de vue » sous la protection des gendarmes. Des engins pyrotechniques non autorisés auraient été allumés, nécessitant l’intervention des autorités pour les éteindre. Les identitaires se seraient ensuite fait raccompagner hors du village par les forces de l’ordre.

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