Des militants demandent qu’un médecin de Gaza devienne citoyen d’honneur de Montpellier
Ce vendredi 19 juin, une quarantaine de personnes s’est réunie devant la préfecture de Montpellier pour demander la libération d’Hussam Abu Safiya, pédiatre de la bande de Gaza détenu et torturé par l’État israélien. Ils demandent à ce qu’il soit nommé citoyen d’honneur de la Ville de Montpellier
Il était “un symbole de la résistance par la parole” en témoignant dr la destruction du système de santé de la bande de Gaza par l’armée israélienne. En octobre 2024, Hussam Abu Safiya, pédiatre qui communiquait quotidiennement sur la situation sanitaire de Gaza-nord, avait été arrêté par l’armée Israélienne avec d’autres soignants et mis à l’isolement.
“Aujourd’hui, il serait actuellement dans une cellule d’1m2, sans fenêtre ni sanitaires, soumis à des privations d’eau, de nourriture, de sommeil, et à des tortures, sans pouvoir voir ni avocat ni médecin, alors qu’il a des problèmes de santé”, résume Anne-Marie, militante à Attac Montpellier, et elle-même médecin, lors du rassemblement organisé ce vendredi 19 juin sur la place de la préfecture pour demander sa libération. “La cour suprême israélienne ne veut pas le libérer, sans donner aucune justification”, ajoute-t-elle.
La quarantaine de personnes mobilisée demande à ce qu’il soit reconnu citoyen d’honneur de la Ville de Montpellier, connue pour sa tradition et son expertise en matière de médecine .Au-delà du simple cas du Dr Abu Safiya, les manifestants dénoncent l’emprisonnement de près de 10 000 prisonniers palestiniens dans les geôles israéliennes dans des conditions “qui violent les droits humains et le droit international”.
Et quand on l’interroge sur la faible mobilisation du jour, Alban Desoutter, membre de la Libre Pensée, qui appelait au rassemblement, évoque “une certaine lassitude et un sentiment d’impuissance que l’on peut ressentir quand rien ne change alors qu’on est mobilisé depuis le début du génocide”. Et d’évoquer “des organisations politiques et syndicales qui organisent le silence”, voire légitiment le génocide en cours, en citant notamment la Ville de Montpellier, dirigée par le PS. Laquelle appose une nouvelle fois son logo sur la “journée de Jérusalem, capitale une et indivisible de l’État d’Israël”, organisée par le centre culturel juif Simone Veil le 27 juin prochain. Un évènement contraire au droit international, (qui prévoit un partage de la ville sainte) et qui reçoit depuis plusieurs années des associations proposant des séjours sur des bases de l’armée israélienne.
Mais le militant conclut son intervention au micro sur une touche d’optimisme : “Nous avons déjà engrangé des victoires. En Italie, le syndicat des dockers à réussi à bloquer des livraisons d’armes à Israël. Nous devons continuer de nous mobiliser, l’histoire retiendra que nous étions du bon côté.”
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