“Les charges augmentent, la colère aussi” : des habitants de la Paillade manifestent pour leurs logements
Ce mercredi 29 avril, une trentaine d’habitants du quartier de la Mosson a manifesté devant l’espace Gisèle Halimi à Montpellier à l’appel du Comité populaire d’entraide et de solidarité de la Paillade pour dénoncer plusieurs problèmes dans leurs résidences
Ils sont une trentaine, devant la porte close de l’espace Gisèle Halimi, dans le quartier de la Paillade, à scander “laissez-nous rentrer” pour faire entendre leurs revendications.Et elles sont nombreuses, émises à l’attention des bailleurs depuis plusieurs résidences du quartier : l’Hortus, Mercure, Font Del Rey… “Les ascenseurs sont en panne, on a des problèmes d’humidité car les VMC ne fonctionnent plus, les ampoules des parties communes ne sont pas remplacées, les boîtes aux lettres sont détruites depuis des années…”, énumère un sexagénaire qui habite à l’Hortus. “Et les charges locatives ou de de coproprieté ne font qu’augmenter malgré tout cela, chez nous on se retrouve à payer les charges de l’ancien syndic”, renchérit un autre homme, banderole à la main. Selon les habitants, lesdites charges ont augmenté de 40% entre 2024 et 2025.
Après l’espace Gisèle Halimi, c’est devant le siège du bailleur FDI, qui gère la résidence de l’Hortus, que se rendent les manifestants. Sur place, la police intervient pour faire sortir le groupe.
“Habitants délaissés”
“Un renouvellement urbain qui coûte des centaines de millions d’euros est en cours dans le quartier, mais les habitants sont délaissés dans des logements insalubres, comme pour justifier des destructions d’immeubles”, analyse Antonin, membre du du Comité populaire d’entraide et solidarité (CPES) de la Paillade, collectif créé l’été dernier afin fédérer les habitants autour d’actions collectives pour améliorer leurs conditions de vie. Celui-ci a déjà organisé plusieurs rassemblements similaires, et entend s’inspirer de comités analogues présents d’autres villes.
Le Comité populaire d’entraide et solidarité du Mirail, à Toulouse, a par exemple obtenu par la mobilisation un engament écrit de la part d’un bailleur, qui s’est engagé à réparer et renouveler les ascenseurs dans une résidence. Outre les problèmes de logement, le CPES entend créer des espaces de solidarités autour du sport, notamment en organisant des tournois de foot en soutien à la Palestine, ou des moments culturels avec les habitants du quartier.
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