Montpellier : la société d’Hélène Labruyère en liquidation judiciaire après le flop de son salon du bien-être

Le Poing Publié le 6 avril 2024 à 11:42 (mis à jour le 6 avril 2024 à 11:46)
Hélène Labruyère, organisatrice du salon "Demain c'est aujourd'hui" (extrait d'une vidéo Youtube publiée par l'Association M.E.E.T)

Le salon “demain c’est aujourd’hui”, qui avait lieu du 19 au 21 mai 2023 au château de Flaugergues et qui accueillait notamment des membres de la secte d’extrême-droite Les Brigandes, n’a pas eu le succès escompté. L’organisatrice avait lancé une cagnotte pour “honorer le solde des prestataires”, sans succès. Sa société est aujourd’hui en liquidation judiciaire

Demain c’est aujourd’hui, ou… demain c’était hier ? Le 18 mars dernier, OSM, la société dédiée à “l’organisation de salons de foires formations, ateliers de conférence” d’Hélène Labruyère, organisatrice d’un sulfureux salon du bien-être l’an passé, était placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Montpellier.

Pour rappel, Le Poing avait alerté l’an dernier sur la tenue à Montpellier d’un salon du bien-être regroupant le gratin de la fachosphère complotiste : par exemple Pierre Barnérias, le réalisateur du documentaire complotiste Hold-up, Antoine Duvivier, le « secrétaire et documentariste » du groupe de la secte d’extrême-droite Les Brigandes, venu présenter une conférence sur « les mensonges de l’Histoire : civilisations disparues VS théorie de l’évolution », ainsi que Ruedi Füllemann, l’ancien producteur des Brigandes et médecin axé sur la spiritualité new-age. L’événement était d’ailleurs dans le viseur d’associations de défense de familles et victimes de secte pour, entre autres, sa promotion des médecines alternatives sans fondement scientifique.

Sauf que le salon n’avait pas eu le succès escompté : s’il attendait 4 000 à 6 000 personnes, seulement un peu plus de 1 500 visiteurs étaient venus au château de Flaugergues du 19 au 21 mai 2023. La faute à “la tempête médiatique” qu’aurait subi le salon, selon son organisatrice, Hélène Labruyère, par aileurs nièce de Joël Labryère, fondateur de la secte des Brigandes.

Un flop qui l’avait conduit à lancer une cagnotte pour “honorer le solde des prestataires”. Mais celle-ci avait accumulé seulement 200 euros sur les 66 208 demandés. Aujourd’hui, la société OSM, “servant à collecter des fonds pour financer des groupes d’extrême droite” dans le cadre du salon du bien-être selon la Ligue des droits de l’Homme, est en liquidation judiciaire. Bref, Demain c’est loin…

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