En direct : la matinée de mobilisation des étudiant-es et lycéen-nes montpelliérain-es du 6 octobre

Le Poing Publié le 6 octobre 2026 à 09:39 (mis à jour le 6 octobre 2026 à 10:38)
200 lycéens bloquaient Clemenceau tôt ce matin, dans une ambiance bon enfant. ("Le Poing")

Le Poing vous propose un fil d’info édité en cours de matinée sur la mobilisation étudiante et lycéenne du 6 mars. Avant les deux manifestations interpro du département. Montpellier : 13h au Peyrou. Béziers : 10h à partir du lycée Jean Moulin

10h30 300 élèves, accompagné-es de syndicalistes, profs et parent-es, bloquent dans le calme toutes les entrées du lycée Joffre depuis le début de matinée

9h45 Les syndicats étudiants annoncent cinq campus bloqués : Saint-Charles, Paul Valéry, la fac de sciences, la fac de droit et la fac d’éducation

https://www.instagram.com/p/DeJF1B0AlJ9/?stkn=MTk1cWJkMWlxeDJsZA==

8h30, lycée Frédéric Bazille Le lycée Frédéric Bazille-Agropolis est aussi bloqué, avec un rassemblement d’environ 200 personnes composé de lycéens, professeurs, parents d’élèves et d’anciens élèves. Gaspard témoigne des revendications dans la vidéo. Catherine, enseignante, explique s’être déjà mobilisé « le 14 et 15 septembre parce qu’il y avait trop de classes sans profs non remplacés » et des classes surchargées. Un élève du lycée témoigne :

8h30, Clémenceau Un peu avant 8 heures du matin, en bonne entente avec l’administration, des élèves du lycée montpelliérain Clémenceau se passe devant l’entrée. Nouvelle journée de blocage en perspective. Dans une ambiance déterminée mais bon enfant. On laisse rentrer les collégien-nes.

Très vite, plus de 200 personnes se trouvent devant l’établissement, en comptant de nombreux-ses parent-es ou travailleur-euses en grève.

Une première lycéenne interrogée nous confie : “C’est pas normal de pas avoir de cours parce qu’il n’y a pas de prof pour remplacer les absent-es. À huit heures quand on a plus de papier toilette et qu’on doit se débrouiller avec des mouchoirs, ça va pas. On se soutien avec les profs, pour elleux non plus c’est pas confortable. C’est pas l’année prochaine qu’on veut des choses. Un député RN a dit qu’il y pire, mais si on suit cette logique on fait jamais rien”

Puis, une seconde : “Il faut se rappeler qu’on a à peu près 15 ans, il faut nous laisser respirer, quand on a des emplois du temps pleins de trous qui vont de 8h à 18h, c’est pas possible. Les casseurs-euses à chaque fois c’est des gens extérieurs au lycée, personne qui les soutien parmi nous. La réponse du gouvernement, c’est de nous dire de fermer nos gueules, que les choses viendront plus tard, mais ça vient jamais.”

Un lycéen au mégaphone prend la parole : “On a été deux fois au rectorat pour qu’ils nous disent de bien fermer notre geule et plus bloquer. […] Montrez qu’on est ensemble et qu’on veux une éducation digne pour nos enfants.”

Les rassemblements devant Clémenceau n’ont pas toujours été si tranquilles. Vendredi 2 octobre, devant le même lycée, une lycéenne, statique à proximité d’une interpellation, recevait selon l’Observatoire des libertés de Montpellier (OLM) un coup de matraque au visage, juste sous l’oeil. Bilan : des fractures au visage.

D’où une seconde intervention d’une autre lycéenne au mégaphone : “Cette journée du 6 octobre est essentielle. Aujourd’hui on est tous-tes ensemble pour défendre notre démocratie et nos droits.”

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