Montpellier. Au moins 4 lycées et 5 campus bloqués : la jeunesse sur le pont avant la manif interpro du 6 octobre
12h30 Le blocus du lycée montpelliérain de Clémenceau est toujours en place. Les lycéen-nes se sont séparé-es entre celles et ceux qui vont tenir le blocus et d’autre qui iront en manifestation interpro, à 13h au Peyrou. Une cantine s’est installée un peu plus tôt devant l’établissement.
11h Comme dans beaucoup d’établissements scolaires, les élèves du lycée Jules Ferry demandent plus de moyens « nous n’avons pas de cafétéria, pas de chauffage. Quand il pleut, il y a des fuites », détaille Noémie, en première.
200 lycéens sont regroupés devant leur établissement, dont la façade est recouverte d’un filet.« C’est pour empêcher les plaques de tomber », d’après Philippe, un coordinateur Ulis du lycée. « Les pluies de février ont pourri le bois, une plaque s’est déjà détaché. » Un appel d’offre est lancé pour rénover le bâti, mais « ça va prendre du temps ».
Dimanche soir, le Premier ministre Sébastien Lercornu a adressé une feuille de route à sept de ses ministres, en demandant « des décisions avant la fin du mois » pour répondre au mouvement de blocage. De la poudre aux yeux pour l’enseignant « On signale tous les ans les problèmes de vétusté, de chaleur, des professeurs non remplacés. Ce sont des problèmes que le gouvernement connait depuis des années. Il faut arrêter de prendre les jeunes pour des imbéciles. On ne nous donne simplement pas assez de moyens. »

10h30 300 élèves, accompagné-es de syndicalistes, profs et parent-es, bloquent dans le calme toutes les entrées du lycée Joffre depuis le début de matinée
9h45 Les syndicats étudiants annoncent cinq campus bloqués : Saint-Charles, Paul Valéry, la fac de sciences, la fac de droit et la fac d’éducation
8h30, lycée Frédéric Bazille Le lycée Frédéric Bazille-Agropolis est aussi bloqué, avec un rassemblement d’environ 200 personnes composé de lycéens, professeurs, parents d’élèves et d’anciens élèves. Gaspard témoigne des revendications dans la vidéo. Catherine, enseignante, explique s’être déjà mobilisé « le 14 et 15 septembre parce qu’il y avait trop de classes sans profs non remplacés » et des classes surchargées. Un élève du lycée témoigne :
8h30, Clémenceau Un peu avant 8 heures du matin, en bonne entente avec l’administration, des élèves du lycée montpelliérain Clémenceau se passe devant l’entrée. Nouvelle journée de blocage en perspective. Dans une ambiance déterminée mais bon enfant. On laisse rentrer les collégien-nes.
Très vite, plus de 200 personnes se trouvent devant l’établissement, en comptant de nombreux-ses parent-es ou travailleur-euses en grève.
Une première lycéenne interrogée nous confie : “C’est pas normal de pas avoir de cours parce qu’il n’y a pas de prof pour remplacer les absent-es. À huit heures quand on a plus de papier toilette et qu’on doit se débrouiller avec des mouchoirs, ça va pas. On se soutien avec les profs, pour elleux non plus c’est pas confortable. C’est pas l’année prochaine qu’on veut des choses. Un député RN a dit qu’il y pire, mais si on suit cette logique on fait jamais rien”
Puis, une seconde : “Il faut se rappeler qu’on a à peu près 15 ans, il faut nous laisser respirer, quand on a des emplois du temps pleins de trous qui vont de 8h à 18h, c’est pas possible. Les casseurs-euses à chaque fois c’est des gens extérieurs au lycée, personne qui les soutien parmi nous. La réponse du gouvernement, c’est de nous dire de fermer nos gueules, que les choses viendront plus tard, mais ça vient jamais.”
Un lycéen au mégaphone prend la parole : “On a été deux fois au rectorat pour qu’ils nous disent de bien fermer notre geule et plus bloquer. […] Montrez qu’on est ensemble et qu’on veux une éducation digne pour nos enfants.”
Les rassemblements devant Clémenceau n’ont pas toujours été si tranquilles. Vendredi 2 octobre, devant le même lycée, une lycéenne, statique à proximité d’une interpellation, recevait selon l’Observatoire des libertés de Montpellier (OLM) un coup de matraque au visage, juste sous l’oeil. Bilan : des fractures au visage.
D’où une seconde intervention d’une autre lycéenne au mégaphone : “Cette journée du 6 octobre est essentielle. Aujourd’hui on est tous-tes ensemble pour défendre notre démocratie et nos droits.”
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